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Les aventures de Jacques Le Nain Jaune à Georgetown
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Le Nain Jaune



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MessagePosté le: Dim 22 Jan - 04:49 (2012)    Sujet du message: Les aventures de Jacques Le Nain Jaune à Georgetown Répondre en citant

La succession de François Hollande, puis de Nicolas Sarkozy en Guyane a décalé la parution du feuilleton " Le Nain Jaune à Georgetown" mais il va reprendre bientôt.
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MessagePosté le: Dim 22 Jan - 04:49 (2012)    Sujet du message: Publicité

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Le Nain Jaune



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MessagePosté le: Mer 1 Fév - 03:14 (2012)    Sujet du message: Les aventures de Jacques Le Nain Jaune à Georgetown Répondre en citant

Tôt le matin et il est temps de dire au revoir à Georgetown où l'ironie de l'histoire m'a representé à Jean Claude Delafoye.

" Enrichissement rapide", c'est ce que j'avais retenu de sa proposition.

Un fonctionnaire de préfecture doit gagner dans les 4000 euros, une fois les impôts déduits ( il y a des abattements en Guyane) ça ne fait pas la base d'une fortune rapidement acquise.

Alors, puisque le marseillais me proposait de changer de route...

Le Love Doctor m'attend devant le Tower Hotel.

Je m'asseois sur le siège avant, à gauche donc puisque les guyaniens ont gardé des maîtres britanniques le  goût de la conduite à gauche.

Il n'y a plus qu'à se laisser glisser jusqu'au bac de la frontière surinamaise et roule la vie.

Nous avons fait ainsi une cinquantaine de kilomètres , les maisons sur pilotis se sont espacés.

Le Love Doctor me racontait comment son candidat avait été scandaleusement battu en raison de fraudes électorales massives; ça ne devait être vrai qu'à moitié, les indiens avaient sans doute triché mais les afro-américains aussi, alors ça devait rétablir la balance.

Sa voix me berçait, je commençais à m'endormir.

C'est pour ça que je n'ai pas entendu arriver le break puissant qui a soudain surgi sur notre droite.

Mais les impacts de balles sur l'acier du taxi, je ne peux pas dire que je les ai zappés, d'autant plus que la voix du Love Doctor ne s'est plus fait entendre.

Il était la tête sur le volant et on a quitté la route, direction un champ de cannes pour s'y retourner d'un seul coup; j'ai eu l'impression que la ceinture me broyait les côtes.

J'aurais du me rappeler que là où je croisais Delafoye les difficultés croissaient  à la vitesse de la végétation  tropicale.
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Le Nain Jaune



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MessagePosté le: Jeu 2 Fév - 01:47 (2012)    Sujet du message: Les aventures de Jacques Le Nain Jaune à Georgetown Répondre en citant

C'est plus difficile qu'on ne le croit de se dégager d'une ceinture de sécurité coincée dans une voiture renversée sur le côté dans le stress d'un sentiment d'urgence.

Je n'y arrivais pas parce que le choc avait du coincer le dispositif d'ancrage.

Et on venait vers moi, deux jambes dont je ne voyais pas le titulaire mais dont tout indiquait qu'il venait s'assurer que le travail était fini.

Une face noire s'est penchée parce que ce qui restait de la vitre, m'a fait un grand sourire et a braqué sur ma tête le canon d'une arme que je n'ai pas eu la possibilité d'identifier.

Tant l'idée que je n'identifierai bientôt plus rien s'est imposé.

Il y a eu un bruit de bouchon qui sort d'une bouteille et la tête noire s'est effacée de ma vision et puis comme quelqu'un qui tombe.

A nouveau une tête, blanche cette fois.

L'ex-inspecteur Blop....

" Mais sortez vous de là, nom de Dieu, il faut foutre le camp!"

Ah en plus, il m'engueulait et la ceinture a bien voulu se défaire....
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Le Nain Jaune



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MessagePosté le: Lun 13 Fév - 22:28 (2012)    Sujet du message: Les aventures de Jacques Le Nain Jaune à Georgetown Répondre en citant

On ressort en morceaux d'un tonneau de voiture.

Un grand type noir était allongé près de la portière et la voiture qui nous avait dépassé était arrêté un peu plus loin.

Un autre puissant véhicule, une Panhard-Levassor?, nous attendait, j'y ai suivi Blop qui inspectait la route, cahin-caha, comme j'ai pu qui a démarré en trombe.

Juste eu le temps de reconnaître Will Smith au volant, Blop derrière qui crie "Hurry to the river, just time to get out this fucking country".

Oui, je supposais que , quelque que soit la lenteur de la police guyanaise, elle allait vite s'apercevoir de la présence de deux bagnoles et de trois cadavres.

En allant vite, on était encore à une heure et demi de la frontière.

"Si on se fait piquer maintenant, vous verrez que les prisions guyaniennes ne sont pas le Sofitel, Nain Jaune".

Pourquoi me refilait il ce ridicule sobriquet?
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MessagePosté le: Ven 17 Fév - 00:28 (2012)    Sujet du message: Les aventures de Jacques Le Nain Jaune à Georgetown Répondre en citant

On a roulé jusqu'au fleuve.

Là, j'ai eu la surprise de voir qu'on ne se dirigeait pas vers le bac.

" Si l'alerte est donné, ce sera trop facile de nous  coincer, on va passer en truc rapide" L'ex-inspecteur Blop semblait avoir tout prévu.

Une espèce de zodiac nous attendait caché dans l'inévitable mangrove.

Will Smith mit un quart d'heure à mettre le moteur en place et à le faire démarrer.

On a du s'engager dans la mangrove pour pousser l'embarcation.

" Faites gaffe, Nain Jaune, si un anaconda vous chope vous n'aurez pas le temps d'appeler au secours et ça vous digère en quelques heures"

J'en avais de la chance d'être embarqué avec un humoriste.

Il n'y avait pas d'anaconda mais dès que je fus installé dans le gros truc, ça m'a piqué sec sur les jambes.

Je n'avais jamais vu des sangsues de près, je n'ai pas été déçu.
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MessagePosté le: Ven 24 Fév - 02:29 (2012)    Sujet du message: Les aventures de Jacques Le Nain Jaune à Georgetown Répondre en citant

On est arrivé sans difficulté sur la rive surinamienne.

Une autre voiture était là avec un autre noir au volant.

Redemarré vite, atteindre New Nikrit pour s'y remettre des émotions.

J'étais derrière avec Blop, Will Smith devant ( Will Smith on ne voit pas qui pourrait en jouer le rôle à moins que le Didi soit grand et noir et puis le Didi n'aurait pas accepté d'aller au Guyana).

" Qui a essayé de nous flinguer?".

" On en saura plus une fois à l'abri mais ça devrait être des gens du colonel Harding".

" Qui c'est celui-là?".

" Ce qui sert de ministre de l'intérieur au gouvernement actuel du Guyana; il est en partance, fâché avec le Président Loomas, et pas vraiment désireux de laisser s'installer des trafics qui ne profitent qu'au clan de Loomas".

C'était gentil de me prevenir qu'un ministre  m'en voulait d'avoir accepter l'ultime combine sud-américaine de Jean-Claude Delafoy...Et être enterré au Guyana pour y attendre le retour du Christ est un sort au confort réduit...

"Nainjone, quand on aime le fric, il faut quelquefois se mouiller les fesses".

Il est parti à rire et Will Smith aussi, qui visiblement trouvait son chef marrant.

On aurait dit deux singes hurleurs en train de se poiler.
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MessagePosté le: Mar 20 Mar - 03:23 (2012)    Sujet du message: Les aventures de Jacques Le Nain Jaune à Georgetown Répondre en citant

Blop et Will Smith m'ont laissé à Paramaribo.

Devant le Krasnapolsky, un bel hôtel où on peut faire monter des compagnes d'un moment sans que personne n'alerte la principale ligue féministe de la ville ( il ne doit d'ailleurs ne pas en avoir).

J'y ai médité sur l'affaire dans laquelle je m'étais mis à ma semi-surprise mais la perspective de gagner beaucoup d'argent chasse les nuages des ennuis passés et sans doute futurs.

Le sommeil me  trouva vite.

Je fis un rêve absurde où l'ex-inspecteur Blop m'offrait d'acheter la ville de Rostov-sur-le-Don et où l'avocat Toubal-Library ( Tanguy le jouait dans des histoires précédantes) me conseillait de ne pas le payer.

Je m'éveillais néanmoins de bonne humeur et l'était encore quand un type sympathique vint s'asseoir à la table où je prenais mon petit déjeuner sans m'en demander l'autorisation.

" On dira que je m'appelle Harry Messer-Schmidt et on ira droit à l'affaire qui nous interesse, cher monsieur Nainjone"...

Les emmerdeurs et leurs oeuvres n'allaient pas me laisser beaucoup de répit.

La route était décidement bien longue sur le plateau des Guyanes.

(On ne peut évidemment dire qui est Harry Messer-Schmidt mais ses initiales fournissent une piste intéressante comme on dit dans les romans policiers).
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MessagePosté le: Mer 21 Mar - 03:03 (2012)    Sujet du message: Les aventures de Jacques Le Nain Jaune à Georgetown Répondre en citant

' Je ne vous offre pas de café mais si vous voulez vous servir ...."

" Vous êtes trop bon"

" Et puis je savoir pourquoi vous me gratifiez d'un nom aussi ridicule que NainJone? Vous cherchez d'entrée à vous rendre antipathique?"

" C'est pourtant le nom que vous donne notre ami commun, l'ex-inspecteur Blop".

" Je ne connais pas ce type là".

" Lui si, et très franchement vous devriez vous passe d'une pareille relation".

Le soutenu Harry Messer-Schmidt se versa une large tasse de café et sans plus me demander l'autorisation que quand il s'était assis, prit l'un de mes croissants qu'il trempa dans la tasse.

Une vieille expérience indique qu'un trempeur de croissant est quelqu'un à qui on ne peut faire qu'une confiance relative. C'est une curieuse connexité mais elle se dément rarement.

" Le mieux est que vous rentriez à Cayenne et que vous oubliez ce que Jean-Claude Delafoy vous a proposé".

Ah bon, parce qu'en plus il connaissait l'existence de Delafoy...

" Je ne le connais pas non plus".

" Non, bien sur; bon, vous êtes un brave type , nainjone, et là vous allez jouer dans une cour trop grande pour vous; vous rentrez chez vous , vous reprenez votre travail et quand Delafoy vous fera contacter, vous appelez à ce numéro"

Il me tendit un bristol qui portait les indicatifs d'un portable.

" Là, on vous dira quoi faire".

" A supposer que je ne vous appelle pas quand cet inconnu m'appelera".

" Eh bien, vous n'aurez plus l'occasion d'accumuler longtemps des points de retraite qui est pourtant l'activité qui vous va le mieux".

Et puis, il se tait, finit son café, claque de la langue " Ah, il est bon " et , après m'avoir fait un grand sourire, s'en va.

Evidemment, le superbe petit dejeuner du Krasnapolski m'apparait soudain comme parfaitement dégueulasse.
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MessagePosté le: Mer 4 Avr - 02:09 (2012)    Sujet du message: Les aventures de Jacques Le Nain Jaune à Georgetown Répondre en citant

Je suis retourné à Cayenne, l'âme partagée entre le désir cupide de l'argent évoqué par Jean-Claude Delafoye et la pointe d'angoisse que le passage mouvementé au Guyana et la recontre de Messer-Schmidt ( s'il s'appelait comme ça, parce que pourquoi pas Mirage ou Rafale) suscitaient.

La route entre Paramaribo et la frontière française était toujours dans le même état lamentable mais les surinamais avaient sans doute d'autres chats à fouetter que de la réparer vite.

Albina, dernière ville , avant la république dormait; le douanier surinamais dormait et me fit compren..dre que je le reveillais quand je lui demanais de tamponer mon passeport. Après tout, pour un traitement de 500 euros par mois, il n'y a pas de raison de faire du zèle.

De l'autre côté, Saint-Laurent-du-Maroni où autrefois les bateaux du bagne débarquaient les gibiers de potence venus d'Europe dormait aussi; mais en plus riche, les impôts des français s'y deversaient avec ardeur.

Retrouver le sol français me donna un petit coup de sang patriotique.

Encore deux cent cinquante kilomètres, et on serait à Cayenne, où je n'avais plus qu'à reprendre mon travail au service de la loi et de l'ordre et attendre le signal de Delafoye et probablement les ennuis promis par Harry Messer-Schmidt ( plus je pensais à ce type, plus je pensais qu'il s'était foutu de ma gueule, il aurait pu dire Hervé Mace-Scarron pendant qu'on y était ...).
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MessagePosté le: Ven 6 Avr - 03:07 (2012)    Sujet du message: Les aventures de Jacques Le Nain Jaune à Georgetown Répondre en citant

La préfecture de Guyane est probablement l'un des endroits les plus désordonnés de France; dans le passé, on y vit les gendarmes interpeller le secrétaire général pour avoir facilité au delà du raisonnable l'attribution de titres de séjour à de jolies clandestines et un préfet obligé de rentrer chez lui pour avoir utilisé l'hélicoptère de l'Etat aux fins bien compréhensibles de rejoindre plus rapidement sa maîtresse vivant à Saint-Laurent-du-Maroni.

Le Tribunal de Grande Instance où la légende veut que l'on fixa une audience le jour férié de l'Esclavage ( on ne sait pas, les archives y sont dans un état tel qu'il est difficile de l'établir) essaye de lui faire concurrence mais n'y arrive que rarement.

Pour autant, il est quelques ilôts qui échappent à l'inintérêt total que les fonctionnaires autochtones portent à tout ce qui n'est pas primes supplémentaires et jours de congé; c'est dans l'un d'entre eux que je travaille où nous sommes sous les ordres immédiats du directeur de cabinet du préfet en lien avec la gendarmerie; ainsi, j'ai la main sur les plans de barrage routiers, les interventions contre les sites d'orpaillage clandestin.

C'était d'ailleurs bien pour cela que Jean-Claude Delafoye m'avait contacté à Georgetown.

Il ne me restait plus qu'à attendre le moment où j'aurais à agir dans le cadre non du service public mais dans celui infiniment plus rémunérateur du trafic que l'ancien marseillais et ses amis guyaniens projetaient.
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MessagePosté le: Mar 5 Juin - 22:52 (2012)    Sujet du message: Les aventures de Jacques Le Nain Jaune à Georgetown Répondre en citant

Ca s'est passé un mardi, oui un mardi puisque c'était le dernier jour de la semaine où les fonctionnaires viennent travailler l'après-midi.

Avant le jeudi.

Comme souvent à midi, je vais déjeuner à la cantine du régiment d'infanterie de marine, celui qui a tenu Bazeilles contre les Bavarois en septembre 70, un jour où le courage des hommes et les changements d'avis des chefs ont été d'égale intensité.

On y mange bien , les marsouins ont besoin de prendre des forces et, s'il y avait du vin , ce serait encore mieux mais le vin et les marsouins il vaut mieux éviter si on veut conserver une troupe en l'état de combattre.

J'en étais au rougaille de saucisse quand elle s'est assise en face de moi.

Je ne l'avais jamais vue, elle était en civil, une fonctionnaire de la préfecture que je ne connaîtrais pas?, une blanche ce serait étonnant.

"Bonjour" , elle avait un ravissant sourire.

Nous étions au fond du réfectoire, à une table isolée, c'est sans doute pour cela qu'elle me dit sans élever la voix : " Jcd a besoin de vous".

C'était sympa de voir de près son joli visage et le gonflement agréable de son corsage mais ça signifiait évidemment des emmerdements prochains.

"Je m'appelle Dakota", insista t elle, d'un sourire d'une égale qualité.

Ca ne changeait rien aux emmerdements proches.
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Le Nain Jaune



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MessagePosté le: Ven 8 Juin - 13:51 (2012)    Sujet du message: Les aventures de Jacques Le Nain Jaune à Georgetown Répondre en citant

On a échangé des banalités.

Sur la saison des pluies qui n'en finissait pas cette année.

Sur l'insécurité qui allait bon train malgré les efforts héroïques de la gendarmerie.

Sur les découvertes de pétrole au large des côtes qui pourraient faire de la Guyane un nouveau Vénézuéla.

Et puis elle m'a dit qu'elle devait partir, que ce serait bien d'apporter l'essentiel ( elle dit l'essentiel ce qui était une définition rapide et exacte de sa démarche) au carrefour de la déchetterie sur la route de Cabassou et à dix heures du soir.

Elle est partie après un dernier sourire.

J'avais dans la bouche un goût mélangé d'excitation et d'amertume qui m'évita de me retourner pour suivre son chassis, à coup sur d'enfer.

J'allais mettre le premier pas dans ceux du traître en lui livrant les plans des interventions de gendarmerie.

Mais l'argent c'est l'argent, le plaisir du farniente eternel dans les bras langoureux de filles à la peau brune.

Alors...

J'ai quand même terminé mon dejeuner au milieu des voix bruyantes des jeunes marsouins.
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