Chroniques du Chat Noir - Black Cat Index du Forum

Chroniques du Chat Noir - Black Cat
Un espace pour tous ceux qui ont quelque chose à dire. Ou pas.

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

LES PARFUMS BIO

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Chroniques du Chat Noir - Black Cat Index du Forum -> black cat -> Parfums
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Margaux



Inscrit le: 19 Fév 2011
Messages: 1 149
Localisation: Lamorlaye

MessagePosté le: Mer 7 Mar - 17:09 (2012)    Sujet du message: LES PARFUMS BIO Répondre en citant

Je suis en train de plancher sur les "parfums bio" et c'est assez compliqué car je ne les connais pas vraiment...je les découvre
car lors du prochain dîner " des Ginettes" il y aura là l'ex femme d'un directeur marketing St Laurent ( qui a bcp travaillé avec les Etats Unis et l'Arabie, pour les parfums) et on me commande des "trucs" bio pour la circonstance
Il me faut donc les signes astrologiques de chacune, leurs couleurs préférées, leurs senteurs préférées, étudier un peu leur personnalité etc etc...je ne manquerai pas de revenir sur le sujet...


Revenir en haut
MSN
Publicité






MessagePosté le: Mer 7 Mar - 17:09 (2012)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Tanguy
Administrateur


Inscrit le: 18 Jan 2011
Messages: 8 571
Localisation: Paris-La Défense

MessagePosté le: Jeu 8 Mar - 17:35 (2012)    Sujet du message: LES PARFUMS BIO Répondre en citant

Évidemment, je ne résiste pas à étaler mon ignorance:

C'est quoi un "parfum bio" ?



Revenir en haut
Margaux



Inscrit le: 19 Fév 2011
Messages: 1 149
Localisation: Lamorlaye

MessagePosté le: Jeu 8 Mar - 21:58 (2012)    Sujet du message: LES PARFUMS BIO Répondre en citant

Tanguy a écrit:
Évidemment, je ne résiste pas à étaler mon ignorance:
C'est quoi un "parfum bio" ?



Pour tout dire ( nous avons deux magasins bio dans le coin) ce sont des parfums bizarres...à base d'huiles essentielles, de résines, de baumes...qui ne tiennent pas ( car pas de composants synthétiques,pas de fixateurs) bon c'est tout à leur honneur de faire uniquement avec des matières naturelles, mais il faut être sacrément branché(e)s BIO pour oser les machins...on y trouve souvent de la lavande, des agrumes ( à l'état brut) les parfums ne sont pas " travaillés" ils sont fait en un bloc ( et au bout d' 1 Heure il faut en remettre) moi j'appelle ça " des eaux parfumées" mais elles n'ont aucune consistance ( bon marché)! Leur devise " Rich is simple" est très appropriée à leur fabrication...simple,pas de chimie, rien d'artificiel,pas de notes animales...pas de cultures spécialement dédiées aux parfums bio...au bout du monde!
Il faut savoir que ça existe, mais même à mon pire ennemi je ne les conseillerais pas...

A venir ( après les assurances Hallal...) les Banques Bio, les voitures bio, les bijoux bio...c'est très tendance et on y met ce qui nous plait...


Revenir en haut
MSN
Margaux



Inscrit le: 19 Fév 2011
Messages: 1 149
Localisation: Lamorlaye

MessagePosté le: Sam 10 Mar - 23:26 (2012)    Sujet du message: LES PARFUMS BIO Répondre en citant

Margaux a écrit:
Tanguy a écrit:
Évidemment, je ne résiste pas à étaler mon ignorance:C'est quoi un "parfum bio" ?





Pour tout dire ( nous avons deux magasins bio dans le coin) ce sont des parfums bizarres...à base d'huiles essentielles, de résines, de baumes...qui ne tiennent pas ( car pas de composants synthétiques,pas de fixateurs) bon c'est tout à leur honneur de faire uniquement avec des matières naturelles, mais il faut être sacrément branché(e)s BIO pour oser les machins...on y trouve souvent de la lavande, des agrumes ( à l'état brut) les parfums ne sont pas " travaillés" ils sont fait en un bloc ( et au bout d' 1 Heure il faut en remettre) moi j'appelle ça " des eaux parfumées" mais elles n'ont aucune consistance ( bon marché)! Leur devise " Rich is simple" est très appropriée à leur fabrication...simple,pas de chimie, rien d'artificiel,pas de notes animales...pas de cultures spécialement dédiées aux parfums bio...au bout du monde!Il faut savoir que ça existe, mais même à mon pire ennemi je ne les conseillerais pas...

A venir ( après les assurances Hallal...) les Banques Bio, les voitures bio, les bijoux bio...c'est très tendance et on y met ce qui nous plait...

A noter: que certains parfums BIO sont cités pour avoir des notes de tête, de coeur, et de fond mais il ne s'agit que d'illusions, tant le parfum est volatile...enfin bon il en faut pour tous me direz vous...zezette est très branchée BIO ( ça pourrait lui convenir), mais à ses frais ( et non aux miens...vu que je n'apprécie guère)

Revenir en haut
MSN
Tanguy
Administrateur


Inscrit le: 18 Jan 2011
Messages: 8 571
Localisation: Paris-La Défense

MessagePosté le: Mer 14 Mar - 11:43 (2012)    Sujet du message: LES PARFUMS BIO Répondre en citant

donc, si j'ai bien compris, les parfums bio sont sans doute aussi chers et moins bien (ils ne tiennent pas et leurs fragrances est limitées) que les parfums traditionnels.

En clair, ils n'ont que pour seul avantage d'être naturels - bio -.

Ce qui, convenons-en, fait un peu juste comme avantage, à moins de tomber dans un snobisme ridicule qui consiste à proclamer : "Ouaip, j'ai un parfum bio !" dans les réunions de bobos et assimilés. Là, bien sûr...


Revenir en haut
Margaux



Inscrit le: 19 Fév 2011
Messages: 1 149
Localisation: Lamorlaye

MessagePosté le: Mar 20 Mar - 22:07 (2012)    Sujet du message: LES PARFUMS BIO Répondre en citant

Tanguy a écrit:
donc, si j'ai bien compris, les parfums bio sont sans doute aussi chers et moins bien (ils ne tiennent pas et leurs fragrances est limitées) que les parfums traditionnels.
En clair, ils n'ont que pour seul avantage d'être naturels - bio -.

Ce qui, convenons-en, fait un peu juste comme avantage, à moins de tomber dans un snobisme ridicule qui consiste à proclamer : "Ouaip, j'ai un parfum bio !" dans les réunions de bobos et assimilés. Là, bien sûr...

En fait ( mais je n'ai jamais eu envie de le dire...parceque ça va saboter mes petites rubriques parfumages) dans les parfums traditionnels, il y a parfois des matières synthétiques qui peuvent se révéler cancérigènes ( mais à très très hautes doses, un peu comme nous à Roissy, quand on met la main dans le convoyeur ( le machin qui fait passer les bagages) il faut la mettre des dizaines de fois dans l'année, pour le parfum bon bin c'est un peu ça aussi et il faut en mettre beaucoup ( en général on en met une lichette discrète)...les parfums bio ne présentent aucune contre-indication ...à part celle de " ne pas tenir"...

Samedi nous avons réunion avec " les Ginettes" à Paris et la moitié d'entre elles sont tristement Bio ( oh...il va falloir s'y faire)
concernant l'alimentation je suis pro ( encore faut-il être certaine des provenances et du parcours des aliments bio), mais pour les parfums je ne peux m'adapter...c'est comme ça !


Revenir en haut
MSN
Chou
Modérateur


Inscrit le: 18 Jan 2011
Messages: 3 140
Localisation: Les Lilas

MessagePosté le: Jeu 22 Mar - 21:01 (2012)    Sujet du message: LES PARFUMS BIO Répondre en citant

Enfin, si manger bio c'est privilégier les produits estampillés Bio uniquement même si ce sont des haricots verts de Tanzanie, je ne vois pas l'intérêt. Je préfère les mêmes de saisons mais qui viennent de pas loin de chez moi...
_________________
J'espère que je vous dérange !!!!


Revenir en haut
Skype
Margaux



Inscrit le: 19 Fév 2011
Messages: 1 149
Localisation: Lamorlaye

MessagePosté le: Dim 25 Mar - 22:29 (2012)    Sujet du message: LES PARFUMS BIO Répondre en citant

Lors de notre week end " des Ginettes" à Paris ( nous étions 8) nous avons donc fait un repas mi bio mi pesticides...
une grande salade composée avec des germes, radis, noisettes etc etc, riz et épaultre cuit+bettraves chaudes...des morceaux d'agneau en forme de saucisses et fromage en guise de farce, plateau de fromages, tiramisu...le diner au champagne. Nous avons appris que le vin bio est imbuvable ( mais ne buvant pas nous en avons oublié la raison)
Le midi nous sommes allée faire quelques emplettes à St Michel, quartier Latin ( il y avait un monde, les terrasses étaient pleines)nous avons déjeuné dans un petit restau ( une couscousserie, chez Momo...ça s'invente un nom pareil ??) Ici point de maître de morale, conteur d'histoires et théologien...le miracle grec n'a pas eu lieu...tout n'est plus que commerces,les restaurants grecs mêlent allègrement une cuisine Grecque très simple, des plats typiquement français...reste la musique! et comme en Grèce ou au Maroc " des guides" qui nous invitent à entrer dans leur gargotte...des FRANCAIS d'origine Marocaine, algérienne ou tunisiennes nous font voir des documents avec des portraits de Marine Le Pen en nous demandant s'ils doivent le déchirer ou non...un p'tir air devacances quoi...Ailleurs! Ce doit être l'endroit de Paris où l'on se dit "qu'on n'est plus en France"...

CHEZ MOMO: 9 rue Xavier Priva M° St Michel


Revenir en haut
MSN
Tanguy
Administrateur


Inscrit le: 18 Jan 2011
Messages: 8 571
Localisation: Paris-La Défense

MessagePosté le: Mar 27 Mar - 10:37 (2012)    Sujet du message: LES PARFUMS BIO Répondre en citant

J'ai aimé "le repas mi bio, mi pesticides" !!

Pour le reste, la dernière fois que j'ai traversé le quartier Saint Michel, c'était il y a quelques années, à trois heures du matin, rue de la Harpe et, bien que ni parano, ni particulièrement trouillard, j'avais un oeil dans le dos eu égard à la faune qui trainait dans le coin. Crying or Very sad

Le Saint-Michel de mon adolescence semble être définitivement mort. Cette pensée va à ceux qui ont connu le St Michel des années 70, la rue de la Harpe dont je parlais, la rue de la Huchette, toute proche, avec le cinéma "le Styx" qui ne passait que des films d'épouvantes, les magasins de disques et les restaurants grecs à l'hygiène particulièrement douteuse...


Revenir en haut
Chou
Modérateur


Inscrit le: 18 Jan 2011
Messages: 3 140
Localisation: Les Lilas

MessagePosté le: Mar 27 Mar - 16:26 (2012)    Sujet du message: LES PARFUMS BIO Répondre en citant

Quand j'allais dans une couscousserie à Saint Michel, j'allais chez Hamadi. Ca ne paie pas de mine mais c'est vraiment bon. Il doit y avoir 12 tables à tout casser. On a l'impression d'être là bas dit !!! les verres sont comme à la cantine à l'école mais on nous sert une semoule toute dorée, le bouillon est bien épicé et c'est copieux à souhait. Ca se trouve rue Boutebrie, c'est dans le coin de la Harpe et ça donne dans Saint Germain pas loin du Haggen Daas (juste avant ou juste après)
_________________
J'espère que je vous dérange !!!!


Revenir en haut
Skype
Margaux



Inscrit le: 19 Fév 2011
Messages: 1 149
Localisation: Lamorlaye

MessagePosté le: Mar 27 Mar - 21:24 (2012)    Sujet du message: LES PARFUMS BIO Répondre en citant

Tanguy a écrit:
J'ai aimé "le repas mi bio, mi pesticides" !!
Pour le reste, la dernière fois que j'ai traversé le quartier Saint Michel, c'était il y a quelques années, à trois heures du matin, rue de la Harpe et, bien que ni parano, ni particulièrement trouillard, j'avais un oeil dans le dos eu égard à la faune qui trainait dans le coin. Crying or Very sad

Le Saint-Michel de mon adolescence semble être définitivement mort. Cette pensée va à ceux qui ont connu le St Michel des années 70, la rue de la Harpe dont je parlais, la rue de la Huchette, toute proche, avec le cinéma "le Styx" qui ne passait que des films d'épouvantes, les magasins de disques et les restaurants grecs à l'hygiène particulièrement douteuse...

oui, Dimanche en rentrant me suis arrêtée dans un restau grec, suis allée aux toilettes me repomponner...j'ai été effrayée ( ils faisaient la vaisselle en bas dans ce truc douteux et sale...)sinon j'ai retrouvé un petit magasin d'objets rétro rue St André des Arts que j'ai connu il y a plus de 20 ans...sympa les retrouvailles! ( entre la vendeuse âgée, les objets et la carte bancaire)

Revenir en haut
MSN
hms titanic
Modérateur


Inscrit le: 27 Jan 2011
Messages: 5 912
Localisation: Atlantique Nord

MessagePosté le: Mer 28 Mar - 02:46 (2012)    Sujet du message: LES PARFUMS BIO Répondre en citant

Ah, tout comme mon ami Tanguy, j'ai aimé le repas mi bio mi pesticides! Et puis, je me suis souvenu de la rue de la Harpe où l'on trouvait d'excellents baklawas avant de gagner le Boulevard Saint Michel et de prendre un très mauvais café au Départ. Ah, c'était au début des années 80 et Madame Titanic et moi habitions rue Monge. Nous étions jeunes mariés et tout avait un délicieux parfum de liberté. J'étais mince et Madame Titanic ravissante, comme elle l'est toujours... Ah, la douce nostalgie de ces soirées d'été parisiennes lorsqu'il fait trop chaud et que tout un peuple joyeux se retrouvait dans la rue, entre deux concerts ou deux séances de cinéma. Toute cette foule tardive, inconnue de nos enfances provinciales, semblait faire de nous les rois d'un monde que nos parents et nos professeurs ne pouvaient pas connaitre, du moins le croyions-nous. On pouvait croiser une jolie punk aux cheveux bleus et puis un vieux bonhomme voûté à barbe blanche et à chapeau noir qui ressemblait à Monet ou bien encore une jeune fille en jupe New Look et queue de cheval qui semblait venir d'aller danser au Caveau de la Huchette comme ses parents, trente ans plus tôt. Les touristes américains, en pantalons à carreaux, se régalaient les mirettes en vivant les aventures rêvées d'Audrey Hepburn ou de Gene Kelly. Il y avait des libraires toujours ouverts dans la soirée et même un disquaire chez qui j'ai écouté pour la première fois de la musique avec un casque. C'était l'Octuor de Schubert que j'entendais aussi parfaitement et clairement que si j'avais été dans le studio d'enregistrement, fasciné par le spectacle devenu magique de la cohue muette et moderne qui ne cessait de s'agiter dans la rue. Un peu plus haut, vers le Panthéon, il y avait un restaurant sensationnel, le puits aux dames, où j'ai appris à déguster les desserts au chocolat en les accompagnant d'un verre de Banyuls. A Saint Germain, au Procope, il y avait un civet de biche et un Passetougrain qu'on pouvait s'offrir même lorsqu'on était fauché. On regagnait la rue Monge en faisant un détour pour admirer Notre-Dame et passer sous les arcades un peu puantes - mais si jolies - de cette petite rue qui va de Pont Marie jusqu'à Saint Nicolas en coupant le Boulevard Saint Germain. On croisait même parfois l'affreux abbé Laguérie avec sa soutane et sa vilaine tronche (mais je mélange sans doute les dates autant que les horaires). Il fallait grimper six étages pour retrouver l'appartement aux quatre pièces minuscules mais ornées de ces petites cheminées charmantes en marbre noir que je n'ai jamais vues ailleurs qu'à Paris. Le ciel de Paris, à cause des réverbères, ne contient aucune étoile. Il est un lourd drap fait de velours bleu profond.

Et puis tout a changé avec l'invasion du fric et de la misère puisque Paris avait été déclaré ville ouverte. Alors, aussi vite que nous l'aurions fait en Juin 40, nous avons emporté nos souvenirs à la campagne afin que nul ne puisse jamais venir nous les abimer.

Mais pourquoi donc suis-je en train d'écrire tout ça? Ah, oui : Margaux, je crois qu'il n'existe en effet pas de vin véritablement bio car, pour faire du vin, il faut ajouter bien des choses n'ayant rien à voir avec le raisin. Si le vin ne peut donc être bio, le raisin, lui, le peut et des vins absolument épatants sont élevés ainsi. C'est parfaitement possible. Par contre, il faudra accepter que ces vins ne puissent parfois pas mettre une AOC sur leur étiquette. J'ai ainsi connu un Coteaux du Giennois plutôt formidable en Rouge comme en Blanc mais qui n'avait pas droit à cette appellation car ses vignes étaient cultivées à l'ancienne. Bon sang, il était vraiment épatant ce petit vin!
_________________
(TÔÔôôôôôôttttt)


Revenir en haut
hms titanic
Modérateur


Inscrit le: 27 Jan 2011
Messages: 5 912
Localisation: Atlantique Nord

MessagePosté le: Mer 28 Mar - 04:27 (2012)    Sujet du message: LES PARFUMS BIO Répondre en citant

La nostalgie n'a rien à faire avec l'âge. C'est un trait de caractère ou de sensibilité dont on est marqué à la naissance. Ce n'est pas un refus de l'avenir ou du progrès, c'est juste une détestation du présent car le présent, par nature, est chargé de toutes les médiocrités et de toutes les tracasseries qui immunisent contre les rêves et les aspirations. Enfant, je me passionnais pour les machines à vapeur alors qu'on bâtissait la Défense et qu'on partait coloniser la Lune. C'est tout dire! Non, le présent ne peut avoir ni le charme du passé ni celui du futur, voilà pourquoi il doit être permis, en toute raison, d'être nostalgique. Est-ce ma faute si les imbéciles et les insensibles ne pourront jamais le comprendre? On les entend qui avancent que la nostalgie serait celle de la jeunesse passée. Ah, la belle psychanalyse! Le véritable nostalgique, le pur, le radical, est heureux dans son présent et c'est, justement, ce qui vient donner toute la valeur de ses regrets qui sont ainsi véritablement désintéressés. Ah, c'est qu'il serait trop facile et presque indigne d'être nostalgique lorsque la tristesse vient assombrir des jours devenus vieux! Ce serait être gagné par la jalousie, par l'amertume que nourrit le manant lorsqu'il contemple un prince! Fastoche et à la portée du premier venu qui s'abandonne et cesse de se tenir droit.

Non, mes amis! La nostalgie est une fête offerte à ceux qui ont compris que le temps n'existait pas. Croyez-vous que je fume du Gris par tristesse ou que je cuisine les écrevisses par dépit? Croyez vous que c'est sans joie que l'on accable le présent en le tenant pour ce qu'il est, avec ses modernités prétentieuses et ses préoccupations vaines?

Avez-vous déjà mangé (mon ami Tanguy goûtera comme moi l'usage approprié de ce verbe) dans un fast-food, lu la copie d'un lycéen du XXIe siècle, entendu s'exprimer les rêves de consommation d'un français moderne, voyagé dans un TGV, écouté France Inter, reçu un avis de l'administration, lu Stéphane Hessel, oui mes amis, avez-vous vécu le quart de tout ce fatras sans avoir jamais songé à l'urgence nécessaire de la nostalgie?

En interrogeant ma mémoire, je me souviens à l'instant du premier événement qui me démontra l'urgence de détester et fuir le présent avec sa modernité. C'était vers la fin des années 60 et je devais avoir huit ou dix ans. Ce fut soudain, immédiat et définitif. Cet événement avait un visage et une moustache, une voix désagréable qui affirmait des horreurs devenues la réalité de mon temps, cet événement portait un nom dont certains se souviendront peut-être : C'était Jacques Borel.

Allez savoir pourquoi!
_________________
(TÔÔôôôôôôttttt)


Revenir en haut
Margaux



Inscrit le: 19 Fév 2011
Messages: 1 149
Localisation: Lamorlaye

MessagePosté le: Mer 28 Mar - 09:40 (2012)    Sujet du message: LES PARFUMS BIO Répondre en citant

hms titanic a écrit:
Ah, tout comme mon ami Tanguy, j'ai aimé le repas mi bio mi pesticides! Et puis, je me suis souvenu de la rue de la Harpe où l'on trouvait d'excellents baklawas avant de gagner le Boulevard Saint Michel et de prendre un très mauvais café au Départ. Ah, c'était au début des années 80 et Madame Titanic et moi habitions rue Monge. Nous étions jeunes mariés et tout avait un délicieux parfum de liberté. J'étais mince et Madame Titanic ravissante, comme elle l'est toujours... Ah, la douce nostalgie de ces soirées d'été parisiennes lorsqu'il fait trop chaud et que tout un peuple joyeux se retrouvait dans la rue, entre deux concerts ou deux séances de cinéma. Toute cette foule tardive, inconnue de nos enfances provinciales, semblait faire de nous les rois d'un monde que nos parents et nos professeurs ne pouvaient pas connaitre, du moins le croyions-nous. On pouvait croiser une jolie punk aux cheveux bleus et puis un vieux bonhomme voûté à barbe blanche et à chapeau noir qui ressemblait à Monet ou bien encore une jeune fille en jupe New Look et queue de cheval qui semblait venir d'aller danser au Caveau de la Huchette comme ses parents, trente ans plus tôt. Les touristes américains, en pantalons à carreaux, se régalaient les mirettes en vivant les aventures rêvées d'Audrey Hepburn ou de Gene Kelly. Il y avait des libraires toujours ouverts dans la soirée et même un disquaire chez qui j'ai écouté pour la première fois de la musique avec un casque. C'était l'Octuor de Schubert que j'entendais aussi parfaitement et clairement que si j'avais été dans le studio d'enregistrement, fasciné par le spectacle devenu magique de la cohue muette et moderne qui ne cessait de s'agiter dans la rue. Un peu plus haut, vers le Panthéon, il y avait un restaurant sensationnel, le puits aux dames, où j'ai appris à déguster les desserts au chocolat en les accompagnant d'un verre de Banyuls. A Saint Germain, au Procope, il y avait un civet de biche et un Passetougrain qu'on pouvait s'offrir même lorsqu'on était fauché. On regagnait la rue Monge en faisant un détour pour admirer Notre-Dame et passer sous les arcades un peu puantes - mais si jolies - de cette petite rue qui va de Pont Marie jusqu'à Saint Nicolas en coupant le Boulevard Saint Germain. On croisait même parfois l'affreux abbé Laguérie avec sa soutane et sa vilaine tronche (mais je mélange sans doute les dates autant que les horaires). Il fallait grimper six étages pour retrouver l'appartement aux quatre pièces minuscules mais ornées de ces petites cheminées charmantes en marbre noir que je n'ai jamais vues ailleurs qu'à Paris. Le ciel de Paris, à cause des réverbères, ne contient aucune étoile. Il est un lourd drap fait de velours bleu profond.
Et puis tout a changé avec l'invasion du fric et de la misère puisque Paris avait été déclaré ville ouverte. Alors, aussi vite que nous l'aurions fait en Juin 40, nous avons emporté nos souvenirs à la campagne afin que nul ne puisse jamais venir nous les abimer.

Mais pourquoi donc suis-je en train d'écrire tout ça? Ah, oui : Margaux, je crois qu'il n'existe en effet pas de vin véritablement bio car, pour faire du vin, il faut ajouter bien des choses n'ayant rien à voir avec le raisin. Si le vin ne peut donc être bio, le raisin, lui, le peut et des vins absolument épatants sont élevés ainsi. C'est parfaitement possible. Par contre, il faudra accepter que ces vins ne puissent parfois pas mettre une AOC sur leur étiquette. J'ai ainsi connu un Coteaux du Giennois plutôt formidable en Rouge comme en Blanc mais qui n'avait pas droit à cette appellation car ses vignes étaient cultivées à l'ancienne. Bon sang, il était vraiment épatant ce petit vin!

J'ai beaucoup, beaucoup aimé ce descriptif ( il faut avouer que j'ai vécu à Paris 14° et 12° de nombreuses années) et mon lieu de prédilection était St-Michel, le quartier latin, St Germain...les petits restaurants, les bouquinistes, les cinéma...le Luxembourg...en ces temps là, mes ami(e)s on y faisait des ballades fantastiques, aujourd'hui...on se dépêche,on court...il y a trop de bruit

Revenir en haut
MSN
Tanguy
Administrateur


Inscrit le: 18 Jan 2011
Messages: 8 571
Localisation: Paris-La Défense

MessagePosté le: Mer 28 Mar - 14:36 (2012)    Sujet du message: LES PARFUMS BIO Répondre en citant

Il est vrai que le Bd St-Michel en lui-même, dans les années 70, c'était avant tout une ambiance.

Pour ce qui me concerne, nous arrivions par la Ligne de Sceaux - aujourd'hui RER B - dont le terminus était la station Luxembourg. A peine sortis de la gare, nous étions agressés par un sordide "restaurant" du nom de Wimpy, juste à l'angle de la rue Soufflot, dont le propriétaire était un certain Jacques Borel - Merci à HMS de nous avoir récemment parlé de cette horrible crapule qui fut sans doute le précurseur de ce que l'on a appelé, bien plus tard, la "malbouffe" -. Puis, immédiatement sur la gauche en descendant le boulevard, juste à l'angle dudit boulevard et de la rue Monsieur le Prince, il y avait le premier McDonald à Paris ! Il vendait, à quelque chose près, la même saloperie qu'aujourd'hui, mais, en y allant, on avait la délicieuse impression d'entrer dans Amecican Graffiti, le film de George Lucas, et de rêver à une Amérique qui n'a, au fond, jamais existé.

En descendant, toujours par le côté droit, dépassant la Sorbonne, puis traversant la rue des Écoles, commençait les étalages hétéroclites des échoppes vendant d'ignobles babateries qui allaient de la bague pourrie en cuivre au collier en cuir top naze, en passant par les lunettes rondes aux verres bleus ! L'univers du baba à portée de tous ! Ça puait le patchouli et les chalands avaient tous les cheveux longs, sales et rouges !

En face, c'était Gibert Jeune. L'incontournable Gibert et ses bouquins d'occaz, ses disques pas chers et ses rottweilers paranoïaques qui surveillaient les lieux soupçonnant tous ceux qui s'arrêtaient d'être des voleurs potentiels - peut-être pas à tort, d'ailleurs...

Ensuite, c'était la traversée du Boulevard Saint Germain, la rue de la Harpe, ses cinoches - les premiers multisalles ! - où l'on choisissait le film que l'on allait voir après des débats qui n'en finissaient pas.

Titanic a raison, c'est quand même bien la nostalgie. Et où Jacques Le Nain Jaune vient d'apprendre que Margaux a vécu à proximité du Zeyer...


Revenir en haut
Margaux



Inscrit le: 19 Fév 2011
Messages: 1 149
Localisation: Lamorlaye

MessagePosté le: Mer 28 Mar - 21:18 (2012)    Sujet du message: LES PARFUMS BIO Répondre en citant

Tanguy a écrit:
Il est vrai que le Bd St-Michel en lui-même, dans les années 70, c'était avant tout une ambiance.
Pour ce qui me concerne, nous arrivions par la Ligne de Sceaux - aujourd'hui RER B - dont le terminus était la station Luxembourg. A peine sortis de la gare, nous étions agressés par un sordide "restaurant" du nom de Wimpy, juste à l'angle de la rue Soufflot, dont le propriétaire était un certain Jacques Borel - Merci à HMS de nous avoir récemment parlé de cette horrible crapule qui fut sans doute le précurseur de ce que l'on a appelé, bien plus tard, la "malbouffe" -. Puis, immédiatement sur la gauche en descendant le boulevard, juste à l'angle dudit boulevard et de la rue Monsieur le Prince, il y avait le premier McDonald à Paris ! Il vendait, à quelque chose près, la même saloperie qu'aujourd'hui, mais, en y allant, on avait la délicieuse impression d'entrer dans Amecican Graffiti, le film de George Lucas, et de rêver à une Amérique qui n'a, au fond, jamais existé.

En descendant, toujours par le côté droit, dépassant la Sorbonne, puis traversant la rue des Écoles, commençait les étalages hétéroclites des échoppes vendant d'ignobles babateries qui allaient de la bague pourrie en cuivre au collier en cuir top naze, en passant par les lunettes rondes aux verres bleus ! L'univers du baba à portée de tous ! Ça puait le patchouli et les chalands avaient tous les cheveux longs, sales et rouges !

En face, c'était Gibert Jeune. L'incontournable Gibert et ses bouquins d'occaz, ses disques pas chers et ses rottweilers paranoïaques qui surveillaient les lieux soupçonnant tous ceux qui s'arrêtaient d'être des voleurs potentiels - peut-être pas à tort, d'ailleurs...

Ensuite, c'était la traversée du Boulevard Saint Germain, la rue de la Harpe, ses cinoches - les premiers multisalles ! - où l'on choisissait le film que l'on allait voir après des débats qui n'en finissaient pas.

Titanic a raison, c'est quand même bien la nostalgie. Et où Jacques Le Nain Jaune vient d'apprendre que Margaux a vécu à proximité du Zeyer...








Oui rue des Plantes ou rue d'Alésia ( je ne me souviens plus) j'ai passionnément adoré cette époque ( j'allais très souvent à Montmartre aussi) ha le patchouli une grande affaire...il y en avait partout!Curieusement on débutait dans la vie, mais on était heureuix... A l'époque on y allait pour déjeuner dans une petite gargotte bon marché, on finissait les soirées aux terrasses des café...le vent frais de la nuit qui semblait nous rappeler à l'ordre, n'en finissait pas, mais quelque chose nous retenait là bas...aujourd'hui St-Michel, le quartier Latin sont devenus une espèce de Grand Socco kitch...


Revenir en haut
MSN
Chou
Modérateur


Inscrit le: 18 Jan 2011
Messages: 3 140
Localisation: Les Lilas

MessagePosté le: Mer 28 Mar - 22:09 (2012)    Sujet du message: LES PARFUMS BIO Répondre en citant

Pour moi, le boulevard Saint Michel a plusieurs histoires...


Ce fut d'abord parmi ces promenades du samedi avec ma mère parce que pas question de rester à regarder la Une est à Vous quand il y a du soleil !!! Et là, nous prenions le 96 direction Saint Michel. Nous nous arrêtions au milieu du boulevard et continuions à pied, nous arrêtant parfois pour regarder les bagues en toc, les foulards, les pantalons à pattes d'eph brodées. Nous regardions les boutiques dans lesquelles on pouvait voir des cirés maxi... L'été nous mangions une glace à l'entrée du Jardin du Luxembourg.


Ensuite, ce fut le rush de chaque rentrée en septembre. Mon père m'emmenait acheter les fournitures scolaires et échanger les livres scolaires de l'année précédente contre ceux de l'année qui commençait. Sauf Les Largarde et Michard. Les Lagarde et Michard, ça ne se vend pas. la preuve : j'ai toujours les miens. Années collège. Années lycée. Années des bandes de copains. Les copines du collège (mon collège est devenu mixte alors que j'étais en 3ème et le moins qu'on puise dire c'est qu'il n'a pas été précurseur !!!), copains du lycée et bien sur, les plus fidèles et qui sont toujours là aujourd'hui, ceux de la colo. Lorsque j'étais au lycée, c'était la ballade facile. Il faut dire que nous n'étions pas loin.


Enfin, pendant mon doctorat, c'est derrière le Panthéon, à la bibliothèque Sainte Genevieve que j'allais travailler de l'ouverture à la fermeture de la bibliothèque qui fermait à l'heure du déjeuner. Puis en sortant, je descendais jusqu'à la station Saint Michel ou si j'avais le courage et s'il faisait beau, jusqu'à Chatelet.
_________________
J'espère que je vous dérange !!!!


Revenir en haut
Skype
Tanguy
Administrateur


Inscrit le: 18 Jan 2011
Messages: 8 571
Localisation: Paris-La Défense

MessagePosté le: Jeu 29 Mar - 03:32 (2012)    Sujet du message: LES PARFUMS BIO Répondre en citant

Manifestement, la nostalgie est bien partagée !

Et je remercie tous ceux qui nous ont raconté un peu de leur passé. J'aime bien lire les histoires des autres qui me renvoient à la mienne.


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:25 (2018)    Sujet du message: LES PARFUMS BIO

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Chroniques du Chat Noir - Black Cat Index du Forum -> black cat -> Parfums Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Portail | Index | Creer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com