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Guerre d'Algérie

 
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Le Nain Jaune



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MessagePosté le: Dim 12 Oct - 16:08 (2014)    Sujet du message: Guerre d'Algérie Répondre en citant

Cette histoire d'Algérie on ne devrait plus en parler.

En 1958, revenu aux affaires, de Gaulle avait deux solutions: soit faire l'intégration et nous serions aujourd'hui un pays musulman à presque cinquante pour cent soit trouver un interlocuteur pour aller vers l'indépendance.

A part le Fln, il n'y avait malheureusement rien, étant donné le ralliement des algériens modérés au Front du jour où Fehrat Abbas, qui avait autrefois souhaité une solution confédérale, accepta d'en prendre la présidence.

De Gaulle chercha à affaiblir le Fln en 59 et 60 par les opérations " Pierres Précieuses" qui porta un coup sévère à l'organisation militaire de la rebellion.

Bon, mais ça ne résolvait rien: soit l'intégration et là c'était niet et tant mieux sinon on aurait eu une monstruosité soit la négocation pour l'indépendance et, même affaibli, le Fln restait le seul interlocuteur existant.

Dès lors...

Et le peuple français approuva librement par deux referendum cette démarche.

On ne voit vraiment pas ce qui aurait pu être fait d'autre.

Bien sur ça n'exonère pas de l'abandon des harkis à qui on n'a pas donné la possibilité de fuir, sinon à peu d'entre eux, ou l'attitude lamentable des autorités françaises dans le massacre du 5 juillet 1962 à Oran.

Mais sur l'essentiel il n'y a pas à regretter l'indépendance algérienne.
_________________
En toute chose, on ne sort de l'ambiguïté qu'à ses dépens.


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MessagePosté le: Dim 12 Oct - 16:08 (2014)    Sujet du message: Publicité

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Tanguy
Administrateur


Inscrit le: 18 Jan 2011
Messages: 8 626
Localisation: Paris-La Défense

MessagePosté le: Dim 12 Oct - 16:09 (2014)    Sujet du message: Guerre d'Algérie Répondre en citant

Le Nain Jaune a écrit:

Cette histoire d'Algérie on ne devrait plus en parler.

En 1958, revenu aux affaires, de Gaulle avait deux solutions: soit faire l'intégration et nous serions aujourd'hui un pays musulman à presque cinquante pour cent soit trouver un interlocuteur pour aller vers l'indépendance.

A part le Fln, il n'y avait malheureusement rien, étant donné le ralliement des algériens modérés au Front du jour où Fehrat Abbas, qui avait autrefois souhaité une solution confédérale, accepta d'en prendre la présidence.

De Gaulle chercha à affaiblir le Fln en 59 et 60 par les opérations " Pierres Précieuses" qui porta un coup sévère à l'organisation militaire de la rebellion.

Bon, mais ça ne résolvait rien: soit l'intégration et là c'était niet et tant mieux sinon on aurait eu une monstruosité soit la négocation pour l'indépendance et, même affaibli, le Fln restait le seul interlocuteur existant.

Dès lors...

Et le peuple français approuva librement par deux referendum cette démarche.

On ne voit vraiment pas ce qui aurait pu être fait d'autre.

Bien sur ça n'exonère pas de l'abandon des harkis à qui on n'a pas donné la possibilité de fuir, sinon à peu d'entre eux, ou l'attitude lamentable des autorités françaises dans le massacre du 5 juillet 1962 à Oran.

Mais sur l'essentiel il n'y a pas à regretter l'indépendance algérienne.


Il y a là des arguments de fond que je peux tout à fait entendre et qui ne sont pas à balayer d'un revers de mains. Toutefois, c'est aussi et surtout un problème de forme. A savoir que si De Gaulle pensait que c'était plié, il ne fallait pas déclarer le contraire et faire croire aux pieds-noirs, aux harkis et aux militaires que l'Algérie Française avait un avenir. Faisant des déclarations proprement définitives et scandaleuses sur la question, telles que "Moi, vivant, jamais le drapeau du FLN ne flottera sur Alger".

Car dire cela en sachant pertinemment que c'est un mensonge, est de la dernière indignité. Et s'il ne le savait pas, à défaut d'être indigne, c'est un jean-foutre dont l'incompétence n'est pas admissible. Ainsi, dans tous les cas de figure, De Gaulle ne mérite rien d'autre que le mépris.

Donc, ce n'est pas l'impasse Algérienne que je critique, c'est la gestion de cette impasse. Et contre cela, il n'y a aucune excuse.

Accessoirement, depuis 1954, il y aurait eu des possibilités d'arriver à terme à une indépendance, plus particulièrement par le biais d'un partition de l'Algérie et par des mesures progressives allant dans le sens de l'indépendance. Et que s'il est vrai qu'en 1962, il n'y avait plus tellement d'autres interlocuteurs que le FLN, ce n'était pas le cas quelques années auparavant. Encore aurait-il fallu assumer cette réalité, plutôt que de mentir et opter pour ce qui n'était qu'une fuite en avant d'une lâcheté rare et déshonorante.

Ce qui aurait évité le paroxysme du déshonneur absolu, à savoir le massacre d'Oran et la gestion de la question Harkis. Ces derniers ayant été traités plus mal en France que la plupart des crapules FLN à qui on demande pardon aujourd'hui, on se demande bien pourquoi !


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Le Nain Jaune



Inscrit le: 31 Jan 2011
Messages: 2 683
Localisation: outlanda

MessagePosté le: Dim 12 Oct - 20:02 (2014)    Sujet du message: Guerre d'Algérie Répondre en citant

Le Nain Jaune a écrit:

Tanguy a écrit:
Le Nain Jaune a écrit:
Cette histoire d'Algérie on ne devrait plus en parler.

En 1958, revenu aux affaires, de Gaulle avait deux solutions: soit faire l'intégration et nous serions aujourd'hui un pays musulman à presque cinquante pour cent soit trouver un interlocuteur pour aller vers l'indépendance.

A part le Fln, il n'y avait malheureusement rien, étant donné le ralliement des algériens modérés au Front du jour où Fehrat Abbas, qui avait autrefois souhaité une solution confédérale, accepta d'en prendre la présidence.

De Gaulle chercha à affaiblir le Fln en 59 et 60 par les opérations " Pierres Précieuses" qui porta un coup sévère à l'organisation militaire de la rebellion.

Bon, mais ça ne résolvait rien: soit l'intégration et là c'était niet et tant mieux sinon on aurait eu une monstruosité soit la négocation pour l'indépendance et, même affaibli, le Fln restait le seul interlocuteur existant.

Dès lors...

Et le peuple français approuva librement par deux referendum cette démarche.

On ne voit vraiment pas ce qui aurait pu être fait d'autre.

Bien sur ça n'exonère pas de l'abandon des harkis à qui on n'a pas donné la possibilité de fuir, sinon à peu d'entre eux, ou l'attitude lamentable des autorités françaises dans le massacre du 5 juillet 1962 à Oran.





Il y a là des arguments de fond que je peux tout à fait entendre et qui ne sont pas à balayer d'un revers de mains. Toutefois, c'est aussi et surtout un problème de forme. A savoir que si De Gaulle pensait que c'était plié, il ne fallait pas déclarer le contraire et faire croire aux pieds-noirs, aux harkis et aux militaires que l'Algérie Française avait un avenir. Faisant des déclarations proprement définitives et scandaleuses sur la question, telles que "Moi, vivant, jamais le drapeau du FLN ne flottera sur Alger".

Car dire cela en sachant pertinemment que c'est un mensonge, est de la dernière indignité. Et s'il ne le savait pas, à défaut d'être indigne, c'est un jean-foutre dont l'incompétence n'est pas admissible. Ainsi, dans tous les cas de figure, De Gaulle ne mérite rien d'autre que le mépris.

Donc, ce n'est pas l'impasse Algérienne que je critique, c'est la gestion de cette impasse. Et contre cela, il n'y a aucune excuse.

Accessoirement, depuis 1954, il y aurait eu des possibilités d'arriver à terme à une indépendance, plus particulièrement par le biais d'un partition de l'Algérie et par des mesures progressives allant dans le sens de l'indépendance. Et que s'il est vrai qu'en 1962, il n'y avait plus tellement d'autres interlocuteurs que le FLN, ce n'était pas le cas quelques années auparavant. Encore aurait-il fallu assumer cette réalité, plutôt que de mentir et opter pour ce qui n'était qu'une fuite en avant d'une lâcheté rare et déshonorante.

Ce qui aurait évité le paroxysme du déshonneur absolu, à savoir le massacre d'Oran et la gestion de la question Harkis. Ces derniers ayant été traités plus mal en France que la plupart des crapules FLN à qui on demande pardon aujourd'hui, on se demande bien pourquoi !






Le général de Gaulle était un grand fourbe, le cardinal de Richelieu et François Mitterrand aussi. C'est entendu.

Mais l'affaire algérienne ne pouvait avoir d'autre issue que celle qui fut la sienne, soit l'indépendance.

Dès 1954, la cause est entendue: la France a crée en Algérie, sans d'ailleurs jamais être bien sur de ses buts, une société française sur la société arabo-berbère; une telle situation ne pouvait durer; dès lors soit l'intégration soit l'indépendance et l'intégration, franchement, les Algériens sont 38 millions aujourd'hui...

Or toutes les tentatives pour faire émerger une élite musulmane qui aurait pu donner une autre orientation à l'Algérie que celle de l'islamo-terroristo-soviético Fln avaient échoué; même le Front Populaire avait reculé devant le lobby colon dans les années trente lors d'une tentative d'étendre les droits des musulman. Et l'appel de Ferhat Abbas à une confédération dans les années quarante, avant Sétif et Guelma était resté lettre morte.

En effet, l'issue de la guerre d'Algérie laisse, plus de cinquante ans après, un goût amer mais nous ne voyons pas bien qui aurait pu faire autre chose que ce qui fut fait à l'exception de l'ouverture du territoire français à tous ceux des Harkis qui l'auraient souhaité.

Bref, l'affaire est close même si l'Algérie reste un pays étrange, opaque, dirigé par une caste corrompue et sanglante avec laquelle il faut bien composer sauf à la voir remplacer par des barbus fous.

Notons in fine qu'il n'y a pas eu, même avec Chirac et les socialistes, de repentance officielle et qu'on peut raisonnablement penser qu'il n'y en aura pas.



Mais sur l'essentiel il n'y a pas à regretter l'indépendance algérienne.
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Tanguy
Administrateur


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MessagePosté le: Dim 12 Oct - 20:07 (2014)    Sujet du message: Guerre d'Algérie Répondre en citant

Je ne regrette pas l'indépendance Algérienne, je regrette la façon dont ça s'est passé. Les algériens peuvent bien aller se faire pendre à Tataouine, que j'en balance éperdument.

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Le Nain Jaune



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MessagePosté le: Lun 13 Oct - 02:43 (2014)    Sujet du message: Guerre d'Algérie Répondre en citant

Le problème reste que l'Algérie ne va pas aller au pôle sud ce qui nous générait pas mais est à moins de deux heures d'avion de Marseille et en plus a un certain nombre de ses ressortissants chez nous.

Et qu'elle n'a pas fait le travail de deuil de son indépendance.

Bref, l'Algérie reste un problème pour nous.
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Le Nain Jaune



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MessagePosté le: Dim 24 Mai - 16:33 (2015)    Sujet du message: Guerre d'Algérie Répondre en citant

Le Nain Jaune a écrit:
Le problème reste que l'Algérie ne va pas aller au pôle sud ce qui nous générait pas mais est à moins de deux heures d'avion de Marseille et en plus a un certain nombre de ses ressortissants chez nous.

Et qu'elle n'a pas fait le travail de deuil de son indépendance.

Bref, l'Algérie reste un problème pour nous.



Nous terminons les mémoires d'Hélie Denoix de Saint-Marc.

Nous comprenons qu'on donne le nom de cet homme d'honneur et de courage, déporté à Buchenwald à 20 ans et que sous Mitterrand on lui ait rendu son grade et sa croix de commandeur de la Légion d'Honneur.

Et qu'à Beziers une rue lui soit dédié à la place de la date des accords d'Evian que le Fln, organisation arrière, brutale et ensuite corrompue jusqu'à la moelle, n'a pas respecté.

Honneur au Commandant de Saint-Marc!
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