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Occupation, Libération et autres inconvenients politiques...

 
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Tanguy
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MessagePosté le: Dim 13 Mar - 19:27 (2011)    Sujet du message: Occupation, Libération et autres inconvenients politiques... Répondre en citant

Il me faut quand même prendre le temps de répondre à Môssieur Titanic concernant Charles Maurras.
 
D’emblée, nous revoilà partie dans l’éternelle dialectique opposant l’Armistice à une très hypothétique résistance. Résister, c’est bien beau, mais comment ? Avec quoi ? La question se pose avec d’autant plus d’acuité que si on avait fait l’inventaire de ce qui restait pour résister en juin 40, le compte eut été tellement vite fait que le temps de s’embarquer à Zuydcoote pour l’Angleterre aurait été très largement suffisant.
 
C’est curieux, mais désormais, à chaque fois que la discussion porte sur l’Armistice de Juin 40 et que je vois invariablement les mêmes beaux esprits avancer les mêmes arguments, je n’ai désormais plus qu’une seule et simple réponse : « On avait perdu la guerre ». C’est curieux que cette observation, aussi simple que factuelle, semble vouloir, consciemment ou inconsciemment, échapper à tous les résistancialistes d’un courage d’autant plus remarquable que 99% n’étaient pas nés à cette époque…
 
Pour revenir à Charles Maurras et à son prétendu « aveuglement historique », je trouve curieux que l’on puisse reconnaitre sa détestation avérée de l’Allemagne et évoquer le motif de sa comparution et de sa condamnation par la Cour de Justice de Lyon : « Intelligence avec l’ennemi »… Je ne ferai pas à mon ami Titanic l’affront de lui expliquer l’évident paradoxe qu’il existe au regard de ces deux faits, tout en lui accordant, d’une part, qu’il est toujours dangereux d’avoir raison trop tôt et, d’autre part, de reconnaître que Maurras n’a effectivement pas eu la bonne idée d’aller à Londres afin de résister héroïquement derrière un micro.
 
Concernant son manque d’amour du peuple Français. Je pourrais en contester la réalité, mais pour faire plus simple, je vais en accepter l’augure. D’accord, Maurras n'avait que peu d’estime pour les Français. Mais en quoi est-ce au fond un problème ? S’est-il déclaré humaniste ? Peut-on – doit-on – lui reprocher de considérer les Français de la même façon que De Gaulle qui, des années plus tard, les comparait à des veaux ? Il n’était même pas chrétien et ne revint à la religion catholique qu’à la fin de sa vie ! Pour ma part, quand on a connu la débâcle de 40, l’Occupation et la Libération - où le renoncement, l’imposture, l’hypocrisie, le mensonge, la trahison et le sens manœuvrier étaient les plus sûres qualités pour devenir ministre - on pouvait avoir quelques raisons de ne pas avoir l’humanité en haute estime.
 
Quant à son incapacité à comprendre le monde, c’est un point sur lequel nous pouvons peut-être être d’accord, encore que la conclusion à laquelle nous arrivons ne procède sans doute pas des mêmes raisons. Ca me permet, en même temps de répondre à Jacques Le Nain Jaune qui, non sans raison, considère le système monarchique comme n’ayant  plus guère d’autre intérêt que de figurer dans les manuels d’histoire politique. C’est vrai. Mais c’est vrai uniquement parce que le monde considère aujourd’hui la démocratie comme l’alpha et l’oméga du Vrai, du Bon et du Juste. La démocratie a réussi l’exploit d’éliminer toute autre forme de gouvernance et de rester la seule politiquement acceptable. Mais la démocratie comme insurpassable et unique valeur, est un paradigme encore récent et il ne serait peut-être pas inutile de remettre, une fois de plus, en perspective le contexte historique et que ce qui semble aller de soi aujourd’hui, était loin de faire l’unanimité en 45. Ainsi, à la Libération, la démocratie n’était pas une évidence aussi aveuglante qu’aujourd’hui, tant et si bien que les Communistes et la Quatrième Internationale des assassins rouges, se seraient bien vus aller jusqu’à Brest pour installer leurs goulag ! Dès lors, compte tenu du contexte historique, je ne vois pas bien en quoi, pour quoi et au regard de quoi, on reprocherait à Maurras de considérer la démocratie comme une engeance, d’autant qu’aujourd’hui, je rappelle quand même que Lutte Ouvrière, le Parti des Travailleurs et le Nouveau Parti Anticapitalisme n’ont pas renoncé explicitement à la dictature du prolétariat et que personne ne s’en émeut particulièrement…
 
Voilà. J’ai déjà fait long en pensant faire court ! C’est dire s’il reste des choses à dire…


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MessagePosté le: Dim 13 Mar - 19:27 (2011)    Sujet du message: Publicité

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hms titanic
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MessagePosté le: Lun 14 Mar - 03:51 (2011)    Sujet du message: Occupation, Libération et autres inconvenients politiques... Répondre en citant

Tanguy, mon ami, pourquoi après tout devrions nous faire court? D'autant qu'à mon humble avis, aussi longtemps que nous aurons le plaisir de nous rencontrer, ces mêmes sujets reviendront inlassablement sur la table, avec les verres de vieux Calvados. Ah! Quel dommage que ta volonté soit d'acier et que tu ne fumes plus!

J'aimerais reprendre deux ou trois points de ton textes qui me semblent tout de même contestables.

"Nous avions perdu la guerre"... Mais voilà, tout l'aveuglement historique est là, condensé en quatre mots et un article en forme d'aveu. Encore une fois, je ne cherche pas à faire le malin et reconnait avec tristesse que j'aurais sans doute, à l'époque, fait ce constat. Comment savoir? Mais l'Histoire est cruelle pour ceux qui se trompent, surtout lorsque ceux-ci prétendent à gouverner leurs semblables. Vae victis, disait le Celte Brennus en faisant peser sur l'un des plateaux de la balance le poids du réel, son glaive victorieux, qui tue le moindre espoir avec la morale ou la justice. Cette allusion ne signifie en rien, dans le contexte de notre discussion, que le vainqueur écrit l'Histoire - ce qui est vrai dans une certaine mesure - mais que celui qui se leurre doit en payer le prix. Ainsi, lorsque Monsieur Michu se convainc, dans les larmes de la Débacle, de la victoire de l'Allemagne, la chose n'est pas moralement si grave. Par contre, lorsque Pétain ou Laval, Maurras ou Doriot, se persuadent de la même illusion pour mieux appliquer au réel les idées qu'ils ont défendues auparavant avec ardeur et constance, le procès en aveuglement qu'on peut leur faire ne me parait nullement déplacé. Je vais même jusqu'à considérer que pour certains d'entre eux - Pétain et Doriot - l'acte d'accusation est bien léger. Enfin, il aurait suffit que Maurras s'insurge contre les rafles pour mériter le respect si particulier que l'on doit aux grands hommes. Oui, parce que des Monsieur Michu ont écrit aux préfectures pour s'insurger, croyant que le Maréchal était abusé, qu'il n'était pas au courant. Des Michu qui ont signé leurs lettres. Des Michu dont on ne parle jamais et qui, pourtant, furent nombreux.

Maurras s'est trompé. En 1940, ne lui en faisons pas le procès. Mais En 1941, après l'entrée en guerre des USA, en 1942 après Stalingrad, en 1943 après la chute du Duce, en 1944 après le Débarquement et le détricotage du Reich? Cet anti allemand radical (nous sommes d'accord) qui a cru à la victoire allemande et à cette hideuse nouvelle Europe que l'on nous promettait semble avoir préféré se désintéresser totalement - s'aveugler lui-même - du sujet pourtant crucial de la mondialisation de la guerre. Et lorsque tout fut consommé, il prédit une guerre dévastatrice - en s'en félicitant assez désagréablement - entre l'URSS et l'Occident (du moins si on en croit le journal de détention - je te l'accorde, sujet à quelques doutes - de Xavier Vallat).

Maurras a été aveuglé, par sa haine du système. Lui, l'homme de Raison, lui qui se voulait étranger à tout sentimentalisme, toujours par rage, est devenu celui qu'il dénonçait.

Maurras a perdu son crédit moral à cause d'un antisémitisme d'état - et non de race, nous sommes d'accord - que son aveuglement lui interdit de modérer.

Ces trois points (hum) que je présente sous la forme d'affirmations sont peut-être erronés. En un certain sens, tant j'admire le talent et l'intelligence, je souhaiterais qu'ils le soient. Tu me diras.


Maintenant, encore un mot (encore, encore) sur l'Armistice. Le premier vice du régime qui était à naître fut de l'emporter sur le choix qui était celui des jours dramatiques de la fin juin 40 : Capitulation ou armistice. La capitulation, qui reconnaissait la réalité militaire de l'instant ou l'armistice qui représentait un acte de politique. Oui, la bataille était perdue. Oui, oui, cent fois oui. Mais pas la guerre. Non, pas la guerre. J'ajoute, sans envier le sort des populations européennes, ce que tu sais très bien : La France fut - sauf erreur de ma part - le seul pays battu à se déclarer vaincu en signant un armistice. Avoir confondu Hitler et Bismark, la percée des Ardennes avec Sedan, s'était se condamner a vendre le pays alors qu'on ne pensait sans doute payer qu'une rançon de trois milliards de francs or. C'est ça, l'aveuglement qui destine à la brulure ceux qui prennent les vessies pour des lanternes, comme le disait si bien Pierre Dac.

Maintenant, je t'approuve entièrement en méprisant l'acte d'accusation infligé à Maurras. Non, Maurras ne collabora certainement pas avec les Allemands. Il eut été plus juste de reconnaitre, à l'époque, l'état de guerre civile qui avait régné en France depuis qu'un régime devenu détesté avait versé dans les plus abjectes turpitudes, oui, de reconnaitre cette guerre civile et de condamner Maurras pour le soutien qu'il avait accordé à ces hommes non seulement aussi vils que médiocres, mais battus. Vae victis.

Il en va un peu de même pour le regard que l'on porte aujourd'hui sur la honte du procès qui fut fait à Laval. Laval, selon les critères de l'époque, méritait sans l'ombre d'un doute chacune des douze balles qui le frappa (et on sait dans quelles conditions!). Lui, en outre, ne s'était jamais caché de l'intelligence qu'il nourrissait avec l'ennemi. Ce n'est pas ça qui est en cause. Le scandale est que son procès fut une ignominie dont on aurait pu et dû se passer.

Mais, finalement, le fait que Capone fut condamné pour fraude fiscale implique-t-il qu'il était innocent des crimes pour lesquels on le pourchassait? Oui, oui, je sais.... Mais il faut bien faire preuve d'un peu de mauvaise foi, hein...


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Tanguy
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MessagePosté le: Lun 14 Mar - 10:31 (2011)    Sujet du message: Occupation, Libération et autres inconvenients politiques... Répondre en citant

Mais bordel de nom de Zeus, c'est quand même terrible d'être autiste à ce point-là ! Avant même d'aller plus loin et de développer les autres points - mais j'y reviendrai... - qu'aurait-il fallu faire en juin 40 ? L'antienne habituelle est archi-connue : "Il aurait fallu résister !". Ouaip ! Même que ! Mais... avec quoi et comment ?? Quels hommes ? Quels matériels ? Quels armes ? Et surtout, quelles structures ? Tout était perdu et les Allemand défilaient en chantant sur les Champs-Élysées ! Mais, "laissons là ces faits qui n'ont rien à voir à l'affaire", comme disait ce con de Rousseau, il aurait fallu résister ! Point.

Jamais personne ne m'a répondu comment et avec quoi, mais tout le monde s'accorde à dire qu'il fallait résister !

Par ailleurs, si rien n'est jamais définitif et à part dans le marc de café, il est périlleux de vouloir prédire l'avenir, si l'on considère que la France n'a pas perdu la guerre en 40, parce qu'elle fut libérée en 1945, autant prétendre que les Romains n'ont pas gagné la Guerre des Gaules au titre qu'ils ont été battus justement en 1945 !

Et polémique pour polémique, je prétends que le premier résistant Français fut le Maréchal Pétain qui, à lui seul, fit reculer les Allemands de 100 km, grâce aux conditions de l'Armistice !

Non mais !


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hms titanic
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MessagePosté le: Lun 14 Mar - 16:02 (2011)    Sujet du message: Occupation, Libération et autres inconvenients politiques... Répondre en citant

Je sais, je sais, je suis un peu (hum) casse pied sur le sujet mais - que veux-tu! - il me passionne parce que j'aime l'Histoire. D'ailleurs, je suis capable d'être aussi chiant sur Clovis ou sur Henri III, le temps ne fait rien à l'affaire.

Je vais donc te proposer, Ô Breton de mes deux, quelques remarques :

- Tout d'abord, tu sembles trouver évidente, normale et - disons-le - banale, la solution de l'armistice. Hors, dans le cas de 1940, celui d'une armée battue en rase campagne, toutes les traditions et toutes les évidences auraient voulu que la solution de la capitulation (solution militaire) soit adoptée, au moins en premier lieu. C'est d'ailleurs la solution (à ma connaissance très imparfaite) qui fut choisie par toutes les malheureuses nations bousculées par la Blitzkrieg à cette époque. Le gouvernement et les institutions seraient parties à bord du Massilia pour l'Afrique du Nord. L'Histoire eut été différente, peut-être meilleure, sans doute plus honorable ou peut-être bien pire. Je n'en ai pas la moindre idée. Je veux néanmoins te rappeler que, s'il est vrai que l'armée française ne disposait plus de moyens pour arrêter la ruée des panzer, à Poitiers ou ailleurs, les germains ne disposaient d'aucun moyen pour débarquer en Afrique du Nord et y continuer le combat. La Flotte et la majeure partie de l'aviation françaises étaient intactes. Quel gâchis, tout de même!

Mon propos n'est pas de savoir ce qu'il convenait de faire ou non et se poser ce type de question n'a que très peu de sens puisque le temps ne se remonte pas et que je ne suis rien pour prétendre juger. Par contre, il est important de fouiller un peu le sujet car il dévoile la scène du lamentable drame sous un jour tout différent dont nous parlerons sans le moindre doute un jour ou l'autre. Mais je crois avoir répondu à ta question : L'alternative à l'armistice n'était pas de résister en 40 - ce qui était devenu militairement impossible - mais de capituler, acte militaire n'engageant pas la responsabilité des autorités civiles.

Parlons maintenant des bienfaits supposés de l'armistice. Pardonne moi mais il semble que les historiens - de tous pays - s'accordent pour penser que l'armistice fut une excellente opération pour l'Allemagne. Pour mieux s'en convaincre, il faut revenir aux buts de guerre allemands et bien comprendre que l'invasion de la France puis surtout son occupation n'entraient pas dans ces buts de guerre allemands. Pourquoi fixer inutilement une armée d'occupation alors qu'il suffisait de neutraliser la Méditerranée et de désarmer la Flotte? Vichy s'en est bénévolement chargé, économisant de précieuses divisions à la Wehrmacht. Quant à la mise en coupe réglée du pays, la chose fut opérée sans mobiliser l'armée de fonctionnaires teutons dont l'Allemagne ne disposait pas. C'est l'administration française qui s'en chargea, organisant les relations avec les entreprises, les transports fluviaux et ferroviaires, etc. L'Occupant n'avait même pas à piller : On le livrait sur place, comme Darty.

Je reviens un instant sur la "neutralisation" de la Méditerranée et de la Flotte pour ajouter un argument que je crois d'un certain poids : On sait les efforts déployés par Laval et Brinon (entre autres) pour faire entrer la France dans le conflit aux côtés des Allemands. Sur des bases limitées : A l'Allemagne l'Europe, à la France l'Empire, sa défense contre les "convoitises" anglaises et - qui sait? - la main mise sur des possessions britanniques. On sait comment, à plusieurs reprises, Gœring rejeta la proposition avec dédain, préférant profiter jusqu'à plus soif du juteux armistice. Les Nazis, à fins de propagande plus que pour un réel intérêt militaire, accepteront la participation - symbolique sur le plan du nombre comme, malheureusement, sur celui de l'honneur - de la LVF puis, les choses empirant, son intégration dans la Waffen ss : Les Allemands n'accepteraient l'aide française qu'à la condition de porter l'uniforme feldgrau.

Enfin, j'ajoute - empiriquement, je te l'accorde - que les Allemands auraient reculé bien volontiers d'encore 100 km si la géographie l'avait permis : L'Atlantique avait à être militarisé, autant pour les fortifications que pour les bases de sous marins. Ce fut fait. En 42, l'occupation de la Zone Libre ne fut une bonne nouvelle pour personne, surtout pour les Allemands.

Sans le moindre doute, la préservation d'une Zone non occupée fut un temps préférable pour bien des gens. Sans le moindre doute, des vies furent épargnées et des villes demeurèrent intactes. Ce n'est pas rien et, encore une fois, il est ridicule de vouloir refaire l'Histoire. Par contre, il me semble difficilement soutenable d'avancer que l'armistice fut une décision de sauvegarde alors qu'il s'agissait d'une décision politique dont les ressorts et les buts apparaissent clairement douteux.
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Tanguy
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MessagePosté le: Mar 15 Mar - 10:27 (2011)    Sujet du message: Occupation, Libération et autres inconvenients politiques... Répondre en citant

"Maurras s'est trompé", nous assène Môssieur Titanic avec cette mâle certitude sans doute importée d'Afghanistan.  C'est curieux, si je peux admettre qu'il s'est trompé dans la durée, je vois plutôt quelqu'un qui fut simplement fidèle à lui-même et à ses idées jusqu'au bout, tandis que d'autres s'autoproclamaient "résistant" en ayant quitté Vichy à la hâte. Peut-être devrait-on préciser que l'histoire n'est pas l'arrivée du tiercé. On croit en certaines choses et on les assume lorsque des démocrates tout ce qu'il y a de républicains, qui ne cessent de prôner la tolérance, viennent vous arrêter pour avoir osé penser différemment.  

Quant au fait que "les historiens - de tous pays - s'accordent pour penser que l'armistice fut une excellente opération pour l'Allemagne", ça ressemble davantage à de la méthode Coué qu'à de l'Histoire sérieuse. Mais il est vrai que si pour toi, "les historiens" sont représentés par Robert Paxton, je comprends cette rigolote affirmation.

Je ne manquerai pas d'y revenir, tu t'en doutes !


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hms titanic
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MessagePosté le: Mar 15 Mar - 15:38 (2011)    Sujet du message: Occupation, Libération et autres inconvenients politiques... Répondre en citant

Ttttttttt!!!

J'avais tout de même pris quelques précautions en précisant bien que l'emploi de l'indicatif, sincère mais audacieux, était pour moi une sorte de licence littéraire. Bon.

Quant à Paxton, reconnais tout de même que sa thèse est étayée par une documentation qui ne cesse de s'enrichir au gré des rééditions de son livre. Reconnais également qu'il n'est pas le seul, à l'étranger, à soutenir ce point de vue qui semble devenir majoritaire chez les historiens.

Bien sûr, toute documentation allant dans le sens d'une thèse, aussi incontestables que soient les pièces fournies, laisse sous silence des archives que l'on tait peut-être afin qu'elles ne viennent pas nuire à la subjectivité de l'historien. De même, la subjectivité du lecteur est à prendre en compte, surtout lorsque - et c'est mon cas - son intuition le pousse à adopter le point de vue de l'écrivain : Les pièces fournies tiennent alors de l'excellente surprise et conduisent au médiocre "Ah! Ben j'l'avais toujours pensé"! Ayant été élevé dans la vénération gaulliste, je reconnais tout le poids de la subjectivité.

Mais tu sais également combien je me délecte de lire ce qui va à l'inverse de mes opinions sur cette période. Je crois même avoir tout lu de Jacques Isorni sur le sujet, tant l'homme est admirable et tant son intelligence est aiguë. Je ne demande qu'à être contredit!


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Tanguy
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MessagePosté le: Mar 15 Mar - 16:16 (2011)    Sujet du message: Occupation, Libération et autres inconvenients politiques... Répondre en citant

Je suppose que tu fais référence au magnifique bouquin du non moins magnifique Jacques Isorni, "Au bout de notre Peine".
Dans le même genre d'idée, il y a également "L'histoire Critique de la Résistance" de Dominique Venner, ainsi que "l18 juin" d'Henry Amouroux.

Leur vision historique et l'analyse qu'ils en font vaut bien celle de Monsieur Robert Paxton qui découvrit la France qu'en 1950. Ce qui le qualifie pour donner la leçon à Jacques Isorni qui plaidait déjà devant les sinistres Sections Spéciales créées par Vichy, afin de défendre des communistes.


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hms titanic
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MessagePosté le: Mar 15 Mar - 16:23 (2011)    Sujet du message: Occupation, Libération et autres inconvenients politiques... Répondre en citant

Tttttttt (bis).....

Tu vas un peu vite, Ô Celte! Et nous ne parlons pas forcément des mêmes choses. Il faut peut-être mettre côte à côte ces différents livres qui ne se contredisent pas forcément à ce point mais avancent des documentations opposées et, forcément, incomplètes. C'est compliqué, et c'est pour ça que c'est passionnant.

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Tanguy
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MessagePosté le: Mar 15 Mar - 17:20 (2011)    Sujet du message: Occupation, Libération et autres inconvenients politiques... Répondre en citant

Paxton fait partie de ces "historiens" qui partent de la conclusion à laquelle ils veulent aboutir et se débrouillent pour trouver les éléments nécessaires et constitutifs pour prétendument démontrer ce qu'il cherchait. Tout en jurant les grands dieux qu'ils ont précisément fait le contraire, comme l'éthique historique l'impose. Mais comme lorsque c'est bien fait - c'est le cas de Paxton - c'est quasiment impossible à démontrer...

Dernière édition par Tanguy le Mar 15 Mar - 18:15 (2011); édité 1 fois
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hms titanic
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MessagePosté le: Mar 15 Mar - 18:13 (2011)    Sujet du message: Occupation, Libération et autres inconvenients politiques... Répondre en citant

C'est vrai, Paxton, à l'intérieur d'un livre plus généraliste sur Vichy, présente une thèse. Laquelle?

Je crois qu'on peut la résumer ainsi :

1. Vichy a misé sur la victoire allemande.
2. Laval (principalement) a cherché à faire entrer la France dans le camp des "vainqueurs" en cherchant inlassablement à persuader l'Allemagne à confier à la France la défense des nouveaux "intérêts européens" tout particulièrement dans l'espace colonial après que Pétain ait strictement refusé à Laval d'aller plus loin.
3. Satisfaite des conditions d'armistice, l'Allemagne refusa cette offre, constamment reformulée par l'Etat Français.

Il apporte de nombreux documents (courriers diplomatiques et réponses allemandes, PV de réunions franco allemandes, directives économiques ) à l'appui de sa thèse.

En découle une compréhension particulière de la politique (intérieure, extérieure et économique) menée par Vichy.

Cette thèse bouscule celle du glaive et du bouclier dans une très large mesure. Elle accable Laval et ne ménage ni Pétain ni Darlan.

Bien sûr, Paxton développe d'autres sujets, mais c'est celui-ci, troublant, que j'ai voulu retenir ici puisque c'est celui qui nous occupe. C'est également celui sur lequel la critique n'a pas apporté de contestation, du moins à ma connaissance.


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Le Nain Jaune



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MessagePosté le: Jeu 24 Mar - 01:53 (2011)    Sujet du message: Occupation, Libération et autres inconvenients politiques... Répondre en citant

Ce que personne n'a jamais écrit c'est qu'alors que Maurras est condamné à la prison en vie, un autre esprit faux mais brillant ( ce n'est pas de nous mais de l'inénarrable Maurice Duverger sur Maurras et nous rappelons à Tanguy qu'il est toujours vivant à 92 ans et attend la copie du devoir de troisième année  promise il y a longtemps), un autre esprit faux et brillant se hissait d'un seul coup au sommet du pavois.

Sartre, un autre Maurras.

Eh oui, au célèbre " Dreyfus doit être condamné même s'il n'est pas coupable " répond " Le marxisme est l'horizon intellectuel indépassable de notre temps".

Mêmes syllogismes, même influence intellectuelle, même prestige.
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Le Nain Jaune



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MessagePosté le: Jeu 24 Mar - 01:55 (2011)    Sujet du message: Occupation, Libération et autres inconvenients politiques... Répondre en citant

" L'horizon philosophique ...".    ( c'est encore plus grave d'avoir dit gravement ce qui est aujourd'hui une connerie comique).
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Tanguy
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MessagePosté le: Jeu 24 Mar - 11:28 (2011)    Sujet du message: Occupation, Libération et autres inconvenients politiques... Répondre en citant

Ça y est, Jacques Le Nain Jaune - président du Comité de la Brasserie - a décidé de porter le fer là où cela fait mal: Comparer une baudruche pontifiante, dogmatique et malhonnête comme Sartre à un esprit pur comme Charles Maurras qui justement a toujours abhorré le romantisme et tous les intellectuels germanopratins qui ont éclos juste après-guerre, on ne peut pas écrire cela en dehors de l'édito de l'Humanité-Dimanche !

Jacques Le Nain Jaune veut me faire mal à l'âme. Et il y réussi ! Twisted Evil

Au fait et très accessoirement, ça existe toujours l'Humanité-Dimanche ?


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Le Nain Jaune



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MessagePosté le: Ven 25 Mar - 01:38 (2011)    Sujet du message: Occupation, Libération et autres inconvenients politiques... Répondre en citant

Eh bien c'est la coincidence des dates qui nous a interpellé. Maurras, du côté des vaincus, est condamné et Sartre devient le centre de la réflexion française.

Evidemment entre ses débuts, à la fin du dix neuvième siècle et sa chute en 1945, Maurras, écrivain, penseur et dirigeant de parti n'est pas la seule référence de la droite française mais il exerce une grande influence, ainsi le jeune Malraux ou le jeune Lacan ( oui, Lacan, ça peut surprendre mais c'est ainsi) et en 1938, il est élu à l'Académie. Il fut une référence pour des tas de gens.

Sartre, dans un tout autre genre, occupa le même rôle, l'activité de chef de parti en moins.

Aujourd'hui on ne peut évidemment être sérieusement maurassien et pas plus sartrien.

Mais il y a un dispositif français, un goût pour le discours, qui est troublant.

( Maintenant on a Bhl, mais l'aspect clownesque n'échappe pas à grand monde, à l'exception des titulaires d'un deug de lettres modernes le prenant pour Voltaire).
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hms titanic
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MessagePosté le: Ven 25 Mar - 19:52 (2011)    Sujet du message: Occupation, Libération et autres inconvenients politiques... Répondre en citant

Le Nain Jaune a écrit:
Ce que personne n'a jamais écrit c'est qu'alors que Maurras est condamné à la prison en vie, un autre esprit faux mais brillant ( ce n'est pas de nous mais de l'inénarrable Maurice Duverger sur Maurras et nous rappelons à Tanguy qu'il est toujours vivant à 92 ans et attend la copie du devoir de troisième année  promise il y a longtemps), un autre esprit faux et brillant se hissait d'un seul coup au sommet du pavois.

Sartre, un autre Maurras.

Eh oui, au célèbre " Dreyfus doit être condamné même s'il n'est pas coupable " répond " Le marxisme est l'horizon intellectuel indépassable de notre temps".

Mêmes syllogismes, même influence intellectuelle, même prestige.

Je l'ai dit et je m'y tiens car je n'ai qu'une parole, même si elle est bavarde :

Vive Maurras! Vive Maurras! Vive Maurras! Vive Maurras! Vive Maurras! Vive Maurras! Vive Maurras! Vive Maurras! Vive Maurras! Vive Maurras! Vive Maurras! Vive Maurras! Vive Maurras! Vive Maurras! Vive Maurras! Vive Maurras! Vive Maurras! Vive Maurras! Vive Maurras! Vive Maurras! Vive Maurras! Vive Maurras! Vive Maurras! Vive Maurras! Vive Maurras! Vive Maurras! Vive Maurras! Vive Maurras! Vive Maurras! Vive Maurras!

Encore une semaine à tenir!
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Tanguy
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MessagePosté le: Ven 25 Mar - 20:34 (2011)    Sujet du message: Occupation, Libération et autres inconvenients politiques... Répondre en citant

Ca y est ! Ça recommence: Y m’énerve.

Evil or Very Mad


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Chou
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MessagePosté le: Jeu 8 Déc - 03:04 (2011)    Sujet du message: Occupation, Libération et autres inconvenients politiques... Répondre en citant

«Le Complot goy nous menace»
par Meïr Waintrater, lundi 5 décembre 2011, 15:05
Cet article de Philippe Trétiack et Pierre Antilogus est paru dans le cadre de leur chronique dans le mensuel L'Arche, «Trétiack et Antilogus en liberté» (L’Arche n° 572, décembre 2005). Peu après, une journaliste antisioniste s'en prenait vivement àL'Arche, citant l'article de Trétiack et Antilogus comme preuve de la noirceur d'esprit des «sionistes» de L'Arche, incitant leurs lecteurs à la haine des «goys» (Nadia Sweeny dans SaphirNews.com, le 21 mars 2006).
Pas un instant il n'est venu à l'esprit de cette journaliste qu'il s'agissait d'une pochade. Preuve que si l'hostilité de L'Arche aux «goys» était évidemment imaginaire, un antisémitisme bien réel était présent chez des gens capable de croire, ne serait-ce qu'un instant, que des Juifs pensent vraiment ces choses-là. Bref, voici l'article deTrétiack et Antilogus, aussi drôle qu'au premier jour. M. W.
 
Ils sont partout, ils s’entraident, ils se serrent les coudes, ils aimeraient dominer le monde et forment, comme l’avait si bien dit le général de Gaulle, « un peuple sûr de lui, fier et dominateur » : les goy ! Ils se reproduisent, ils nous surveillent, ils ne nous veulent pas du bien. Il existe aujourd’hui, c’est aveuglant, un Complot Goy Mondial dont la base secrète est à Paris et les ramifications étendues jusqu’aux pires recoins de province. Alors, on nous dira : « Ce n’est pas vrai », « Vous exagérez ». Vieux refrain !
 
Nous répondons à tous nos détracteurs, eux-mêmes souvent stipendiés du CGM (Complot Goy Mondial) : qu’ils ouvrent les yeux. Que chacun réfléchisse un instant et prenne la peine de regarder autour de lui, à côté de lui, à deux pas. Ce chauffeur de taxi qui insiste pour savoir où vous voulez aller... Goy ! Ce médecin qui veut tout savoir de vos antécédents familiaux... Goy ! Ce coiffeur ondulant qui virevolte autour de votre chef... Gay ! (Mais c’est une exception.) Ce banquier obséquieux qui cherche à vous replacer des SICAV... Goy ! Ce flic arrogant qui veut faire la loi, cette prostituée nigériane qui augmente chaque semaine ses tarifs, ce plombier polonais qui se faufile sous votre baignoire, ce promeneur qui prend des photos, Goy, goy, goy ! Tous des goy !
 
Ils ont leurs lieux de rencontre, leurs QG : l’Élysée, Matignon, l’Élysée-Matignon, l’Élysée-Montmartre. Formés dans des écoles de combat : l’ENA, l’École Alsacienne, le Medef, l’Académie des Salaisons, ils ont appris depuis des millénaires à se dissimuler sous les physiques les plus passe-partout. Courts sur pattes, terriens fichés en boue façon Raffarin, grands dadais Quai d’Orsay style Villepin, aristos de mes deux genre Robien, gueulards show-biz héritiers Balavoine, pasionarias de congrès genre façon Voynet, idoles des jeunes genre style façon Zidane, moustachus de bocage version Bové ou Mamère, crampons de rédac style genre façon PPDA... Le goy est insaisissable, omniprésent, ubique, polymorphe et malveillant.
 
Rusé, roué, retors, le goy a distribué les bonnes cartes aux copains. Communiste un jour, il enflamme la fête de l’Huma. Le lendemain ministre, il réorganise à sa main le prêt-à-porter ; et que je te taxe le tweed, et que je t’importe de la camelote chinoise et que je te pousse à la faillite le contribuable non affilié à la Loge du goyisme ! Enveloppant tout ça de laïcité à la gomme, dansant la danse du ventre avec les imams et les archevêques, le goy est un démon jamais en repos, un vibrionnaire du mal, un virus contre lequel le Juif, citoyen du pays réel, est désarmé.
 
Plus que jamais, face aux goyocrates, il importe de réétudier dans toutes les yéshivot, les lieux cultuels et les delicatessen-stores ce vieux texte fondateur du Complot goy mondial : Les Protocoles des Sages de Chiant. On y trouve, noir sur blanc, tous les desseins funestes des Gentils.
 
Il en va de la survie de la nation française car, jour après jour, le Complot goy s’enracine dans nos villes. Résultat : un repli communautaire sans précédent menace l’Hexagone. Isolement diplomatique, chômage de masse, émeutes en banlieue, J.O. sous le pif, cinéma boudé, eurovision en berne, chaussettes françaises sur les talons, gastronomie moins goûteuse, grèves sans arrêt, pognon raréfié, ministres qu’on sait même pas qui c’est, et qu’on s’en fout, la dégringolade est sur la pente. Juif, réveille-toi ! La France compte sur toi.
_________________
J'espère que je vous dérange !!!!


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Tanguy
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MessagePosté le: Jeu 8 Déc - 12:21 (2011)    Sujet du message: Occupation, Libération et autres inconvenients politiques... Répondre en citant

Ca faisait longtemps que la philosémite Grenobloise n'avait pas écrit des carabistouilles entre deux gratins !

Misère...

Very Happy


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