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Musique classique
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Tanguy
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PostPosted: Tue 16 Jul - 18:01 (2013)    Post subject: Musique classique Reply with quote

hms titanic wrote:

Oui, oui(c), mais voilà, je suis revenu avec du boulot plein mes valises! Et puis - pourquoi le cacher? - j'ai à me remettre de l'obligatoire traversée de la Bretagne. En effet, entre Nantes et Rennes, il fallut tout d'abord constituer un convoi sécurisé (quelques autos-mitrailleuse de la gendarmerie Nationale avaient été dépêchées) d'une centaine de voitures puis, grâce à une couverture aérienne, entamer le périple après la préparation d'artillerie destinée à éloigner les zombies les Bretons les plus intrépides affamés des bords de la route.

Mais nous sommes arrivés sains et saufs et avons retrouvé notre chère Normandie verdoyante et ensoleillée. Ah, ça fait du bien!


Alorssss ???

On n'a pas été à Salzbourg afin d'enfin respirer l'air pur des lacs autrichiens ??

Hélas, on a préféré la proximité de Philippe Sollers, Michel Piccoli et de Lionel Jospin.

Alors, bien sûr...



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PostPosted: Tue 16 Jul - 18:01 (2013)    Post subject: Publicité

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hms titanic
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PostPosted: Wed 17 Jul - 02:31 (2013)    Post subject: Musique classique Reply with quote

M'énerve.... Y m'énerve.... 


Là, j'ai pas l'temps mais Y perd rien pour attendre.... 
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Tanguy
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PostPosted: Sat 24 Aug - 15:35 (2013)    Post subject: Musique classique Reply with quote

J'ai trouvé ce truc invraisemblable qui m'a vraiment fait marrer.

Je ne connaissais pas Dudley Moore et en recherchant, j'ai découvert que c'était un acteur anglo-américain qui était également pianiste, compositeur et arrangeur.

Au-delà de son talent de comique, c'est, en tout état de cause, un remarquable pianiste. Même si j'entends déjà le barrissement offusqué de la Normandie...






 


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hms titanic
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PostPosted: Sat 24 Aug - 16:20 (2013)    Post subject: Musique classique Reply with quote

Ah, le talopard!

Absolument génial et totalement réjouissant! Bon sang, quelle fin de sonate!

Bon, et bien qu'il m'en coûte de le dire - mais, bon, il parait qu'on se grandit (comme le Mahatma) ainsi - je remercie la , hum, (c'est un peu difficile)... la..... la.... Brrrrrr....brrreuuu...(allez, Hms! respire un bon coup!).... je remercie la Bretagne!

Ouf, c'est dit.
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hms titanic
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PostPosted: Tue 22 Oct - 07:12 (2013)    Post subject: Musique classique Reply with quote

C'est une vidéo assez extraordinaire : la reconstitution, mise en scène, de la première audition de la 3e symphonie - la Symphonie héroïque - dans le salon du prince Lobkwitz (un peu avant la création publique).

Deux mots d'une histoire bien connue : Beethoven avait dédicacé la symphonie à Bonaparte puis s'était ravisé lorsque le 1er consul s'était couronné empereur. Pour Beethoven, l'homme des libertés était devenu un tyran comme les autres.. Bref, il déchira la dédicace qu'il remplaça par " à la mémoire d'un grand homme" puis, finalement, au prince Lobkwitz puisque, après tout, cet aristocrate était son mécène particulièrement généreux.

Je reviens à la vidéo. Elle montre des choses formidables. Tout d'abord, le fait que peu de musiciens composent l'orchestre. Ils sont 26 : les flûtes, hautbois, clarinettes et bassons par deux, trois cors, deux trompettes, timbales; et puis les cordes; trois premiers violons, trois seconds, deux altos, deux violoncelles et deux contrebasses, si j'ai bien compté (car le générique semble en oublier quatre).

C'est très peu de cordes. Pour info, les orchestres modernes jouent cette œuvre à 40, 60, voire 80 musiciens. Pourquoi? Ce sont les cordes qui font la différence.

Tout d'abord, la douceur des bois (flûtes, hautbois, clarinettes, bassons) d'autrefois et les petites perces des cuivres (petit diamètre des tubes) permettaient de jouer extrêmement timbré et coloré sans, pour autant, produire des décibels assourdissants. Aujourd'hui, pour lutter contre les bois devenus brillants et puissants, pour lutter contre les cuivres tonnant comme l'artillerie de la maison Krupp, il faut au moins une douzaine de premiers violons, autant de seconds, d'altos, de violoncelles et au moins huit contrebasses! On n'entend plus rien,, ou plus précisément, on ne perçoit plus rien dans ce grand ragoût homogène qu'est devenu le "son international" des orchestres symphoniques.

Pour les cordes, l'usage de cordes en métal a fait perdre la rondeur de leurs ancêtres en boyau. Plus douces, elles pouvaient jouer avec chaleur en petit nombre alors qu'aujourd'hui, un pupitre de trois violons aux cordes d'acier sonnera plus aigre. A douze, on trouve enfin la rondeur.

Mais soyons justes : lorsqu'on jouait dans des salons pour un très petit nombre de privilégiés, l'orchestre n'avait nul besoin d'être puissant alors qu'aujourd'hui, en nos temps démocratiques,  les salles de concerts exigent des formations bien plus conséquentes. Dommage et tant mieux...

Beethoven, dans cette vidéo, dirige l'orchestre. Enfin... "dirige" est un bien grand mot. Il s'assied, se lève, lance un regard, un geste, et puis retourne à son fauteuil, se relève, fait quelques pas, etc. C'est sans doute bien vu puisque le premier véritable chef d'orchestre (debout, face aux musiciens, baguette (bâton) en main, n'apparaitra qu'une trentaine d'années plus tard.

Encore une chose. J'ai lu, je ne sais plus où, que cette première audition avait été un moment extraordinaire. L'œuvre était, bien sur, éblouissante et saisissait les cœurs; mais, surtout, elle était incroyablement longue pour l'époque. Trois quarts d'heure! Deux fois plus qu'une symphonie habituelle! A la fin, le prince fit des compliments chaleureux à Beethoven.... et demanda que l'on rejoue la symphonie une deuxième fois!

Encore un mot: j'ai l'impression que le vieux bonhomme que l'on voit à la fin n'est autre que Haydn. J'ignore s'il était réellement présent ce jour là mais sa présence, à la fois furibonde et émue, est particulièrement bien venue. A cette époque, Haydn est le génie admiré de tous.. sauf de Beethoven. De son côté, Haydn surnomme Beethoven "le grand Mogol".

Beethoven, lui, vénérait Salieri, ce qui est tout de même assez rigolo et qui démontre encore une fois que les artistes sont absolument incapable de juger du génie de leurs collègues lorsqu'ils sont contemporains.

Bon, si quelqu'un dispose en ces temps modernes de quarante cinq minutes, voici la vidéo :



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hms titanic
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PostPosted: Tue 22 Oct - 07:28 (2013)    Post subject: Musique classique Reply with quote

Et puis, hop, encore un mot.

Les chefs sont devenus utiles, finalement, le jour où l'on a commencé à jouer la musique du passé. Oui, jusqu'au milieu du XIXe siècle, l'idée de jouer la musique d'un compositeur mort - ou même de rejouer une œuvre! - est plutôt rare. Le violoniste ou le clarinettiste de 1804 ne joue que la musique de son temps et il est fort à parier qu'il n'ait jamais joué une seule note de Bach et même, s'il est tout jeune, une seule note de Mozart, mort une dizaine d'années plus tôt. Ainsi, le musicien est-il parfaitement habitué à un style et à un seul. Il devine instinctivement les intentions, alors même que cette musique peut lui paraitre nouvelle et révolutionnaire. Il est dans l'esprit de son époque, un peu comme aujourd'hui, j'imagine qu'un musicien de studio peut s'adapter sans trop de peine à tout ce que le producteur lui demande.

J'ai la chance de travailler avec un orchestre dont la fondation remonte à 1759 (au moins). Et il y a des archives! Ce qui m'a toujours stupéfié, ce sont les partitions d'orchestre. Elles sont absolument vierges de toute annotation. Pas un coup d'archet, pas un seul doigté, pas un seul "forte" ou "piano" entouré au crayon. Rien! On prenait la partition, on la jouait... et on rentrait chez soi. Incroyable pour qui a vu une partie de violon ou de hautbois trainer sur un plateau d'orchestre aujourd'hui : elles sont souvent surchargées de mille indications au crayon pour peu que le musicien soit sérieux.
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hms titanic
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PostPosted: Tue 22 Oct - 07:34 (2013)    Post subject: Musique classique Reply with quote

Quelle andouille! (je parle de moi..)

Il y a un lien avec le film complet, et je ne l'avais pas remarqué!

On voit toute la préparation de l'audition, les valets qui installent le plateau et P'tit Louis qui se débarbouille avant de paraitre devant son prince!


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Tanguy
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PostPosted: Tue 22 Oct - 10:43 (2013)    Post subject: Musique classique Reply with quote

Je suis bien obligé d'admettre qu'une oeuvre, lorsqu'elle est ainsi décryptée et expliquée, prend une dimension différente. J'avoue que je ne suis pas fan de Beethoven, et plus particulièrement de ses symphonies. Ce sont, bien évidemment, des merveilles musicales et il n'est pas dans mon intention d'en atténuer la valeur et la portée. Mais, à titre personnel, je trouve ça pesant, convenu, voire vaguement emphatique. Bref, ça ne possède pas le côté aérien de Mozart ou de Hayn. Ni même l'invraisemblable créativité de Bartok ou de Stravinsky. Je parle, bien entendu, sous le contrôle du Golem de la Côté d'Albâtre.

Je connaissais, comme tout le monde ou presque, l'Héroïque et son histoire bonapartiste. Je reste, malheureusement, sur ma position à propos du plaisir que j'ai à l'écouter. Certes, ça ne me hérisse pas le poil, comme avec certains compositeurs que j'aurai la mansuétude de ne point citer, mais ça ne me procure pas non plus le plaisir que tout auditeur est en droit d'attendre (ben tiens, j'vais me gêner !).

Toutefois, j'ai particulièrement apprécié les explications "techniques" du zouave du Havre, à propos des instruments composant un orchestre symphonique. Je n'ai jamais réellement su pourquoi, mais j'ai toujours été passionné par les détails liés à une oeuvre, qu'elle soit "classique", jazz ou rock. Que Môssieur Titanic en soit donc vivement remercié.


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Chou
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PostPosted: Tue 22 Oct - 19:00 (2013)    Post subject: Musique classique Reply with quote

Merci  Achemesse !


Moi aussi j'adore tout ce qui fait l'histoire d'une oeuvre, que ce soit la musique ou la peinture ou la sculpture ...l'art en général.


Et là, je me suis régalée.
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J'espère que je vous dérange !!!!


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hms titanic
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PostPosted: Fri 8 Nov - 19:47 (2013)    Post subject: Musique classique Reply with quote

C'est une vidéo absolument extraordinaire. Un cauchemar et la démonstration de ce qu'est l'immense talent de certains grands solistes. 

Je vous raconte l'affaire en deux mots :

Maria Joa Pires - grande soliste internationale - est invitée à jouer un concerto avec le Concertgebouw, l'un des plus prestigieux orchestres symphoniques du monde. Le chef est le grand Ricardo Chailly. Inutile de dire qu'on n'est pas là pour faire n'importe quoi. 

Mais voilà, dès l'introduction de l'orchestre, la soliste s'aperçoit qu'elle n'a pas travaillé le bon concerto. L'orchestre part sur le n°20 de Mozart (il y a 27 concertos de Mozart)... On imagine la panique de la malheureuse soliste qui avait sans doute mal lu le contrat...

Elle essaie de communiquer avec le chef mais lui, imperturbable, continue (heu, à vrai dire, ces choses n'arrivant jamais, je me dis qu'il ne devait pas comprendre ce qu'essayait de lui dire Maria Joa Pires). Il me semble qu'il lui répond qu'ils l'ont joué ensemble l'année précédente (le salaud... il se marre presque!).... et puis Chailly sait tout du génie de la pianiste. 

Alors, parce que ces gens sont hors du commun.... elle se concentre, rassemble sa mémoire du répertoire... et joue le concerto, par cœur donc.... 

Incroyable! 





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Tanguy
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PostPosted: Sat 9 Nov - 19:03 (2013)    Post subject: Musique classique Reply with quote

C'est un moment absolument extraordinaire. C'est à cela que l'on peut prendre la mesure du génie de certains immenses solistes comme Maria Joao Pires.

Merci à Môssieur Titanic pour ses explications qui nous font apprécier ce grand moment.


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Chou
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PostPosted: Sat 9 Nov - 20:05 (2013)    Post subject: Musique classique Reply with quote

Franchement, elle n'a pas l'air bien satisfaite de sa prestation mais je suis certaine que dans le public, personne ne s'est rendu compte de rien.


Ca tient du génie !!!
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hms titanic
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PostPosted: Sat 23 Nov - 20:19 (2013)    Post subject: Musique classique Reply with quote

Une vidéo vraiment épatante spécialement dédicacée à mon ami Tanguy (Bouh! Bouh!). 


Pour deux raisons. 


La première, tout simplement, pour l'agacer puisqu'il s'agit d'orgue. 
La deuxième parce que je sais que ça va tout de même l'intéresser, lui qui aime explorer les aspects techniques, pratiques et peu connus des musiques. 


Oui, un orgue, c'est une usine à gaz et, tout particulièrement, les magnifiques instruments - typiquement et uniquement français - conçus au XIXe siècle par le grand, l'immense et prodigieux Aristide Cavaillé-Coll. 


Un tel orgue (que l'on dit "symphonique" ou encore "romantique") est incroyablement complexe. Outre les claviers qui se superposent et le pédalier - oui, les organistes jouent aussi avec les pieds (et non pas comme des pieds, ainsi que s'apprêtait à le dire le Breton qui adore faire le malin) - il y a à gauche et à droite des claviers une multitude de commandes (les tirettes) qui déclenchent chacune une série de tuyaux de même sonorité (les "jeux"). Inutile de dire que pour construire un "son", il faut parfois plusieurs tuyaux pour une même note. 





Avec les pieds, on manœuvre également les "tirasses" qui, elles, commandent des familles entières ou bien des ensembles de familles de jeux (les anches, les fonds, les mixtures, le plein jeu, le tutti, etc.) ou encore, parfois, des "effets" (cloches, orage, vent, et je ne sais quoi d'autre selon la fantaisie du facteur qui, autrefois, à enfermé toute cette vie dans l'instrument). Mieux, des combinaisons existent, sortes d'ordinateurs mécaniques antédiluviens : on choisit un ensemble de jeux (une registration) "A" dont on aura à se servir bientôt, on pousse une tirasse dite de combinaison. On choisit ensuite la registration "B" dont on va se servir tout de suite. On joue puis, à l'instant T, on manœuvre la combinaison et, en une fraction de seconde, c'est la registration "A" qui se met à sonner. Certains orgues offrent plusieurs combinaisons possibles! 







Bon. Au point où nous en sommes, chacun aura compris que l'organiste ne peut à la fois jouer les notes ET actionner toutes les commandes, surtout lorsqu'il s'agit d'un orgue offrant mille possibilités. C'est là qu'interviennent les "registrants", ces collègues, élèves ou amis qui vont entourer l'interprète et manœuvrer à sa place l'immense dinosaure. Bien sur, tout a été conçu en amont, un peu comme ces "conduites" que l'on confie aux éclairagistes lors des spectacles de théâtre ou de ballet. On note tout les changements et le technicien suit le spectacle en même temps que la "conduite". 


Dans cette vidéo, ils sont trois registrants! L'un d'eux est le titulaire de l'instrument (talentueux, merveilleux et bienveillant Daniel Roth). 


Evidemment, le public ne sait rien de tout ça. Il n'imagine pas la fièvre qui anime la tribune qu'il ne voit pas, les ordres précis, concis et clairs prononcés à haute voix qu'il ne peut entendre dans la nef lointaine. Au moment de saluer, tout le monde s'éclipse en vitesse pour faire de la place au soliste qui doit aller saluer depuis sa tribune. 


Hop! 







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hms titanic
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PostPosted: Sat 23 Nov - 20:34 (2013)    Post subject: Musique classique Reply with quote

Celle-ci est peut être encore plus parlante. C'est pendant la messe (la sortie, je suppose). Là, c'est presque le bordel à la tribune car la registration semble compliquée. Daniel Roth semble parfois se trémousser; c'est parce qu'il actionne les tirasses avec les pieds, passant sans doute un peu entre les jambes de l'interprète imperturbable. 


Formidable Daniel Roth qui ouvre ainsi sa tribune aux jeunes artistes. Croyez-moi, beaucoup de médiocres titulaires font pipi autour de leur instrument chaque matin afin de marquer leur territoire et d'en interdire l'accès! Mais Daniel Roth, c'est un grand! 



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Last edited by hms titanic on Mon 25 Nov - 01:39 (2013); edited 1 time in total
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Tanguy
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PostPosted: Sat 23 Nov - 20:54 (2013)    Post subject: Musique classique Reply with quote

Mon ami Titanic a oublié l'essentiel pour pouvoir jouer de sa saloperie son bel instrument, accessible à tout titulaire d'un CAP de plomberie.





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hms titanic
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PostPosted: Sun 24 Nov - 03:11 (2013)    Post subject: Musique classique Reply with quote

Voyez-vous, mes amis, c'est très exactement ça, un Breton. 


On fait son éducation, on tente de l'élever ne serait-ce qu'un tout petit peu au dessus de sa triste condition, on prend de la peine, on dépense du temps, on explique en parlant lentement afin que l'influx nerveux du mangeur de Nutella puisse trouver son chemin d'un neurone jusqu'à l'autre (ce qui peut, parfois, prendre un peu de temps) et, pour toute récompense, qu'obtient-on? De la gratitude? Une vague reconnaissance? Ne serait-ce qu'un humble silence? 


Non. 


Juste une saillie burlesque. 


Ah, misère(c)! 
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Tanguy
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PostPosted: Sun 24 Nov - 18:50 (2013)    Post subject: Musique classique Reply with quote

Bon, je reviens un peu sérieux en précisant que le post de mon ami Titanic est un vrai bonheur. Il me connait bien car il est vrai que j'adore tous les aspects "techniques" de la musique et des instruments. Ce qui ne m'empêche pas d'être un parfait ignorant en ce qui concerne les instruments que j’appellerais, faute de mieux, "traditionnels". C'est à dire n'entrant pas dans le domaine du jazz et/ou du rock. On se souviendra avec hilarité la fois où je m'étais très brillamment ridiculisé sur une question de l'horrible Normand à propos des transpositions à tiroirs du cor d'harmonie ! D'autant que j'ai toujours un mal à chien à faire la différence, sur un enregistrement, entre un hautbois et une clarinette. C'est dire si je suis au point...

Bref, je reconnais mes lacunes, mais depuis quelques années, je tente de me soigner en tentant d'élargir mes très modestes connaissances vers d'autres horizons que les Fender, les Gibson et les Rickenbaker. Avec plus ou moins de succès...


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hms titanic
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PostPosted: Mon 25 Nov - 01:51 (2013)    Post subject: Musique classique Reply with quote

Ah, Tanguy mon ami, nul ne peut se ridiculiser en se perdant dans les méandres de la transposition du cor car, à part les cornistes, nul n'y comprend rien.... y compris ceux qui sont persuadés d'avoir compris.

De mon côté, j'aimerais assister à l'enregistrement d'un CD de Jazz ou de Rock, du premier jour au dernier. A ce propos, je compte bien, un de ces jours, proposer à un studio ami (qui a beaucoup enregistré, entre autres immenses artistes, ce groupe rock havrais que tu aimes tant... hum) de m'engager pour faire la cuisine et le café à cette occasion afin de ne pas être totalement touriste (ce qui dresse un mur entre ceux qui bossent et celui qui ne fiche rien). Parce que, tout de même, je me doute bien que les affreux dans ton genre (je pense aussi à Môssieur Olympic) qui se pâment en écoutant les insupportables vacarmes chaotiques du Rock ne sont ni sourds ni privés de goût. Oui, il y a là un festin dont j'aimerais, moi aussi, déguster les saveurs.

J'ai horreur des régimes, qu'ils soient de Vichy ou d'ailleurs.
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hms titanic
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PostPosted: Tue 26 Nov - 04:44 (2013)    Post subject: Musique classique Reply with quote

Mais reprenons tout de même (en simplifiant et sans se perdre dans d'inutiles détails ( vous me connaissez!) : 


1. Dans l'embouchure, le corniste fait vibrer ses lèvres. 
2. Cette vibration se communique à l'air ambiant.
3. En ajoutant un tuyau au bout de l'embouchure, on canalise cette vibration de l'air. 


Bon. 


4. Une vibration, lorsqu'on la dessine, est faite de "ventres" et de "nœuds" : 



5. Une note est produite à la sortie du tube chaque fois que la vibration comporte un nombre entier de ventres ou de nœuds. 


6. Autrement dit, pour une longueur fixe, le nombre de notes possibles est limité. 


7. On appelle "harmoniques naturelles" l'ensemble de notes fournies par un tube de longueur fixe. 


8. Chaque série d'harmoniques naturelles porte le nom de la notre la plus grave pouvant être produite. 


9. Si la première note (la plus grave) est Do, les harmoniques naturelles (les harmoniques naturelles de Do) seront les suivantes (et si ma mémoire est bonne) :



Do - Do (une octave au dessus) - sol - do - mi - sol - un genre de sib - do -ré -mi -un genre de fa# - sol -la - sib - si - do.  
 
10. Bien sûr, si le tuyau est d'une autre longueur, la note la plus grave ne sera pas la même. Imaginons que cette note grave soit un Fa, on obtient alors :



Fa - Fa (une octave au dessus) - do - fa - la - un genre de mib - fa - sol - la - un genre de si - do - ré - mib - mi - fa 
 
 
 
 
 
11. On appelait autrefois "cor" ou "trompe" tout tube de forme conique et de longueur fixe muni d'une embouchure (une simple corne prise sur la tête d'une pauvre vache pouvant faire l'affaire).  
 
 
 
12. Le cuivre étant facilement façonnable, on a construit des instruments plutôt que de les prendre aux vaches. Le cor, le vrai, était né.  
 
 
 
13. Le cor des Alpes (non enroulé) est "en fa", c'est à dire que sa note la plus grave est un fa. Le cor de poste (enroulé ou non) est petit et, donc, plus aigu; la trompe de chasse (enroulée) est en Ré, le cor de chasse (que l'on n'utilise pas à la chasse....) est en Mib.  
 
 
 
14. Le "cor naturel", apparu me semble t-il au début du XVIIIe siècle, possède une particularité : le tube (enroulé) est interrompu en son milieu. On doit donc placer un petit tube afin de raccorder les deux bouts de tuyau (vous me suivez?). L'intérêt est que ce morceau de tube peut avoir la longueur que l'on veut. Ce petit tube s'appelle un "ton".  
 
 
 
15. Les tons sont au nombre de 16, si je ne m'abuse: La grave, Sib grave, Si grave, Do grave, Do#, Ré, Mib, Mi, Fa, Fa#, sol, lab, la aigu, Sib aigu, si aigu, do aigu.   
 
 
 
16. Le ton "moyen" (ou à peu près) est celui de Fa. L'habitude a donc été de considérer le cor naturel comme un instrument "en fa" pouvant être allongé ou raccourci.  
 
 
 
 
 
ATTENTION (Achtung), ce qui suit aborde enfin le sujet de la transposition !  
 
 
 
17. L'usage a voulu d'appeler "do" la première harmonique de chaque série, quelle que soit la note réellement produite. Mettons nous à la place du pauvre type qui soufflait dans une trompe : il n'avait ainsi que peu de solfège à connaitre! Donc (suivez-moi bien!), pour un corniste du temps de Bach, un do n'est pas forcément un "do". C'est la note la plus grave de son instrument. Le compositeur, s'il veut être compris, doit donc se plier à cet usage puisque le corniste ne sait lire que la série de notes "do, do, sol, do, mi, sol, sib, do, ré, mi, fa#, etc...  
 
 
 
18. Quand Bach veut entendre au début de son premier concerto brandebourgeois les cors jouer : fa la do fa fa sol etc.. il doit donc écrire : do mi sol do do ré etc.. En n'oubliant pas de préciser, au début de la partition : "cor en fa".  
 
 
 
19. Le corniste prend donc dans sa valise le "ton" de "fa", l'installe sur son instrument, et joue benoitement do mi sol do do ré etc.. Le public entendra fa la do fa fa sol etc.. et tout le monde sera content.  
 
 
 
20. Voilà pourquoi, non seulement votre fille est muette, mais aussi pourquoi les partitions de cor sont toujours écrites pour un cor "en quelque chose", en fa, en sol, en sib grave ou en sib aigu..  
 
 
 
Le problème!  
 
 
 
21. Oui, le problème est que, même en changeant de ton, le corniste ne pouvait pas jouer toutes les notes : entre les harmoniques naturelles, il n'y a rien!  
 
22. Si Bach avait voulu entendre fa la do mi, ce n'était tout simplement pas possible car ce mi n'existe pas quand la longueur du tube est celle correspondant au fa. Le premier mi possible n'existe alors que dans le sur-aigu (l'avant dernière note possible!) C'est agaçant.  
 
23. Les cornistes proposèrent une solution : en tenant le cor de la main gauche et en mettant la droite à l'intérieure du pavillon, ils pouvaient faire un peu varier la longueur du tube en enfonçant ou en éloignant cette main. De nouvelles notes étaient donc possibles mais, bien sûr, elles étaient peu justes et, surtout, elles changeaient la sonorité; tout particulièrement celles qui nécessitaient d'enfoncer profondément la main dans le pavillon. Ce sont les fameux "sons bouchés" qui donnent l'impression que le corniste est à deux kilomètres de l'auditeur.  
 
24. Une autre solution a été d'ajouter des cornistes qui jouaient dans d'autres tonalités. Vous voulez un mi? Rien de plus simple : on engage un autre corniste, on lui demande de mettre un ton contenant la note voulue et on le fait jouer très exactement à l'instant ou son collègue (en fa) ne peut obtenir ce mi. Bien sûr les deux musiciens ont un peu l'impression de jouer du morse (car ils ne jouent chacun que la partie d'une mélodie). La solution a été largement employée, ce qui explique que les cors vont souvent par quatre dans les orchestres.  
 
 
 
La révolution !  
 
 
 
25. Vers le milieu du XIXe siècle, on invente le piston! Un système de plomberie (Tanguy adore!) qui permet de changer la longueur de tube sans démonter l'instrument. On appuie, ça baisse d'un ton, on lâche, un ressort fait revenir le piston et le cor remonte d'un ton. Avec trois pistons (1 ton, 1/2 ton et 1,5 ton, on obtient toute la gamme et toutes les notes, comme un piano ou un violon). Génial!  
 
26. Cet instrument s'appelle en France "le cor d'harmonie" et, dans le reste du monde le "french horn" (cocorico!) 
 
 
 
Nouveaux problèmes !  
 
 
 
27. C'est bien joli de mettre des pistons sur un cor, mais sur quel cor va t-on les mettre? Sur le cor en La, sur le cor en Ut? Ben oui, il faut bien choisir afin que tous les cornistes aient le même instrument! Fa étant médian et pratique (une tonalité usuelle alors que mi l'est beaucoup moins et que fa# ne l'est pas du tout). Le cor en fa était né!  
 
 
 
28. Bon, maintenant que le cor pouvait jouer toutes les notes, comme un violon, il n'y avait plus qu'à lui écrire normalement ce qu'il avait à jouer. Ben non!  
 
 
 
29. Principalement (à mon avis) parce qu'il aurait fallu écrire, imprimer et éditer de nouvelles partitions pour toute la musique composée depuis que la musique existait! Un boulot impossible à une époque où, justement, on commençait à rejouer les musiques du passé!  
 
 
 
30. Le cor étant en fa et les cornistes ayant leurs habitudes, on continua d'appeler "do" la note la plus grave de l'instrument et de monter la gamme normalement (do ré mi fa sol la si do) alors qu'il s'agissait en réalité de fa sol la sib do ré mi fa. C'est ce qu'on appelle "lire en fa".  
 
 
 
Tout se complique!  
 
 
 
31. Le cor en fa, c'est bien, mais la longueur du tube est tout de même importante. La conséquence est que l'aigu est difficile et périlleux (il faut donner à la fois plus de pression d'air et être plus précis puisque plus les notes sont aiguës, plus elles sont rapprochées! C'est l'enfer du corniste et les "canards" assurés!). D'autant que les compositeurs (talopards!), constatant que les cornistes pouvaient jouer toutes les notes, ne se sont pas privés de leur en donner quelques milliers à jouer et, bien sûr, dans l'aigu! Ben tiens, j'vais m'gêner!  
 
 
 
32. On se rendit compte qu'un cor plus petit serait plus à l'aise pour jouer dans l'aigu. En Sib, ça marchait très bien.  
 
 
 
33. Oui, mais dans le grave, ça ne marchait plus du tout aussi bien car le son devenait médiocre et, en plus, des notes manquaient.  
 
 
 
34. Ah, ben zut alors! 
 
 
 
35. On eut donc l'idée d'installer sur le cor en fa, près de l'embouchure, une dérivation vers un nouveau tube (sib), plus petit, enroulé parallèlement à côté du grand. Le cor devenait double et pouvait jouer, grâce à un quatrième piston, soit en fa (dans le grave), soit en sib (pour l'aigu).  
 
 
 
36. Bien sur, même lorsqu'ils utilisent le circuit en Sib, les cornistes continuent à lire en fa afin de ne pas devenir fous et parce que ce ne sont pas les compositeurs qui décident du moment où l'on passera d'un système à l'autre mais les cornistes eux-mêmes. Chacun son boulot.  
 
 
 
37. La plupart des morceaux où le cor joue soliste ou "en dehors", sont tout de même placés dans l'aigu de l'instrument. Les cornistes d'aujourd'hui jouent donc généralement sur le système en sib.  
 
 
 
 
 
Résumé :  
 
 
 
38. Le corniste est quelqu'un qui, naturellement, lit en fa, c'est à dire que pour lui : 
 
Do = fa 
 
si = mi 
 
la = ré 
 
sol = do 
 
fa = sib 
 
mi = la 
 
ré = sol 
 
do = fa 
 
 
 
39. Pour le compositeur ou pour celui qui lira la partition (le chef ou un mélomane curieux), c'est l'inverse :  
 
Si on veut un fa, il faut écrire un do 
 
Si on veut un mi, il faut écrire un si 
 
Si on veut un ré, il faut écrire un la 
 
Si on veut un do, il faut écrire un sol 
 
Si on veut un sib, il faut écrire un fa 
 
Si on veut un la, il faut écrire un me 
 
Si on veut un sol, il faut écrire un ré 
 
Si on veut un fa, il faut écrire un do.  
 
 
 
40. Et ainsi de suite pour toutes les notes..... il y a douze sons.  
 
 
 
41. On notera que le corniste lit en fa et joue, principalement, sur un instrument en Sib.  
 
 
 
Revenons à nos moutons!  
 
 
 
Il s'agit de la colle que j'avais posée il y a longtemps :  
 
 
 
 
 
A. Imaginons un corniste, aujourd'hui, jouant la symphonie 31 de Haydn. Cette symphonie est en Ré majeur, c'est à dire que la gamme sur laquelle elle est bâtie est celle de Ré majeur (ré mi fa# sol la si do# ré). La première note de cette symphonie est un Ré (ça tombe bien)! 
 
 
 
B. Haydn, à son époque, a donc écrit une partition pour "cor en ré". Voulant un ré pour commencer sa symphonie, Papa haydn (qui savait calculer) a donc écrit un do pour la première note. Sur son cor naturel, le corniste de 1765, ajoute un "ton" de Ré, joue sa première harmonique (qu'il appelle do) et le public entend un ré. Youpi.  
 
 
 
C. Le corniste d'aujourd'hui, voit le même "do" que son collègue d'autrefois et la même inscription "cor en ré" que son collègue du XVIIIe. Mais il ne dispose pas d'un cor en ré puisqu'il joue tout sur son cor double Fa/Sib. En plus, il lit en fa. C'est à dire que pour le corniste d'aujourd'hui, le fa que le public entend, c'est un do!  
 
 
 
D. De plus, comme le fameux ré qui débute la symphonie est un peu aigu, il va être joué sur le système en Sib.  
 
 
 
E. Notre corniste d'aujourd'hui doit donc calculer. Il lit en fa. Le ré que l'on entendra est pour lui un la. C'est simple, il faut donc qu'il joue un la pour que le public entende le ré voulu par Haydn.  
 
 
 
F. Mais comme il joue sur le système Sib de son cor, c'est le doigté d'un mi qu'il doit actionner (faites le calcul).  
 
 
 
Résumé :  
 
 
 
I. Un do est écrit. 
 
II. Comme il pense en fa, le corniste appelle ce do "la".  
 
III. Comme son cor est en Sib, il fait le doigté du mi.  
 
IV. Le public entend un ré.   
 
 
 
G.  Soyons honnête : le point III n'a aucune importance car, qu'il utilise le système Fa ou le système Sib de son cor, le corniste lit toujours en fa. Au conservatoire, on lui a donc appris simplement des doigtés différents quand il joue en fa ou en Sib. Le nom de la note reste le même, seul le doigté change. Il y a donc deux doigtés possibles pour la même note. Mais là, je sens que je vous complique un peu le sujet, ce qui n'est pas mon intention; vous me connaissez!  
 
 
 
 
 
 
 
Conclusion 
 
 
 
Si l'un d'entre-vous a lu l'ensemble de ce post, il s'agit d'un pervers, d'autant que le dernier point, le "G", n'avait rien d'orgasmique. 
 
 
 
Si l'un d'entre-vous prétend avoir compris, je le traiterai de menteur.  
 
 
 
Si l'un d'entre-vous a l'excellente idée de vouloir un jour composer de la musique, je lui déconseille de le faire en ayant bu ou fumé des cigarettes qui font rire.  
 
 
 
Si l'un d'entre-vous en déduit qu'il est parfaitement inutile (voire néfaste) d'avoir compris ce truc pour comprendre et aimer la musique, il aura parfaitement raison !  
 
 
 
Enfin, que chacun sache bien qu'il suffit de quelques minutes de pratique pour le compositeur (ou le chef) pour jongler avec cette petite gymnastique, complexe à expliquer mais qui n'est rien à utiliser. Pour les enfants qui débutent le cor, c'est une autre histoire, mais, bon, il suffit de bosser un peu.  
 

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hms titanic
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PostPosted: Tue 26 Nov - 05:11 (2013)    Post subject: Musique classique Reply with quote

Et puis, pendant que j'y suis - et que j'y reste - voici le début de la symphonie 31 dite "l'appel du cor". 


Le début de la partition : 





Vous noterez que les cors (corni en Italien) sont "in D" c'est à dire "en Ré" (en Français). Les premières notes sont des "do", le public entendra des "ré". 




Voici maintenant un arrangement récent de ce même début, composé pour un ensemble de cors (et non pour orchestre). L'arrangeur, bien évidemment, n'écrit pas pour des cors naturels mais pour des cors modernes. Comme les cornistes lisent en fa, il écrit en fa. Les "do" deviennent donc des "la". Mais l'effet sera le même : le public entendra des "ré" comme avec l'autre partition. La différence? Dans le premier cas, les cornistes doivent faire un effort et transposer (ils ne jouent pas ce qui est écrit) alors que dans le deuxième, il leur suffit, sans effort particulier, de jouer ce qui est écrit. 







A l'oreille, voici ce que ça donne : 



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